Projet Apache

Lancement de realpolitik.tv

Categorie(s) : Chroniques, Jalons théoriques, par WillyGan

Communiqué de presse d’Aymeric Chauprade.

J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement de realpolitik.tv, un site dédié à l’analyse géopolitique qui rassemble des contenus écrits et audiovisuels.

Les intervenants sont tous des spécialistes de géopolitique d’une aire géographique (Europe, États-Unis, Chine, Russie, Amérique Latine, Afrique…) ou d’un thème (questions maritimes, énergétiques…). Issus d’horizons variés, ils s’attachent à développer une pensée indépendante et attentive aux réalités des peuples et des civilisations. Le choix du terme realpolitik signifiant simplement que nous tentons de comprendre et d’expliquer le monde tel qu’il est, et non tel qu’on voudrait qu’il soit.

Le site n’est pas payant, et n’a pas vocation à le devenir. Il débute son activité, il est donc loin d’avoir atteint son plein régime et vous aurez bien conscience, lors de votre première consultation, que le contenu va s’enrichir de nombreux articles et de nombreuses vidéos. Vous pouvez nous adresser vos critiques et suggestions en nous écrivant directement à l’adresse contact@realpolitik.tv.

Je vous en remercie par avance.
Bienvenue dans le monde des réalités identitaires !

Aymeric Chauprade, directeur du site www.realpolitik.tv

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Colloque – “Caritas in veritate” : un appel à libérer la société civile

Categorie(s) : Agenda, Formation, Jalons théoriques, par Augustin

IVe colloque « Actualité de la doctrine sociale de l’Église »

Samedi 20 mars 2010
Paris VIIe, paroisse catholique Saint-Pierre-du-Gros-Caillou

Colloque organisé par l’Association pour la Fondation de Service politique et l’Association française des Économistes catholiques, avec le soutien d’Ichtus.

L’objectif du colloque est de manifester en quoi la doctrine sociale de l’Eglise est d’abord une anthropologie, et que la dimension communautaire de la personne humaine est le cadre véritable de la vie politique et économique.

En voulant rompre la domination du binôme État/marché qui « corrode la vie sociale », avec le concept de « société civile », Benoît XVI ouvre une voie pour montrer que ce sont les valeurs communes de la société qui doivent « orienter » l’État et le marché. Ni l’État (la démocratie), ni le marché (la consommation), ne doivent définir les normes morales, qui ont un fondement anthropologique universel. Les principes de subsidiarité et de solidarité commandent à la société civile de revendiquer pleinement son rôle, de se libérer des pressions administratives, démocratiques ou économiques, de mobiliser ses acteurs pour moraliser l’État et le marché.

Avec les interventions de :

Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre
François de Lacoste Lareymondie, vice-président de la Fondation de Service politique
Jean-Yves Naudet, professeur de sciences économiques à l’Université Paul-Cézanne (Aix-Marseille III), président de l’Association des économistes catholiques (AEC)
Jean-François Mattei, professeur émérite de philosophie à l’université de Nice-Sophia-Antipolis, membre de l’Institut universitaire de France
Pierre Garello, professeur de sciences économiques à l’Université Paul-Cézanne (Aix-Marseille III)
Père Pierre Coulange
, professeur de théologie au studium de l’Institut Notre-Dame de Vie
Jean-Pierre Audoyer, doyen de la Faco-Faculté libre de droit, d’économie et de gestion (Paris)
Jean-Didier Lecaillon
, professeur de sciences économiques à l’Université Panthéon-Assas (Paris II), vice-président de l’AEC
Recteur Armel Pecheul, professeur de droit public à l’université d’Angers, président du conseil scientifique de l’ICES (La Roche-sur-Yon)
Aude de Kerros, peintre, graveur, essayiste, auteur de l’Art caché (Eyrolle, 2007)
Jacques Bichot, professeur émérite de l’Université Jean-Moulin (Lyon III), vice-président de l’AEC
Hugues Renaudin, président du Comité français de secours aux enfants (CFSE)
Philippe Bénéton
, professeur de science politique à l’Université de Rennes I

Découvrir le programme horaire détaillé

ENTREE LIBRE, participation aux frais demandée

Préinscription recommandée (en indiquant vos nom, prénom et adresse)
Renseignements : colloque@libertepolitique.com

Paroisse St-Pierre du Gros-Caillou, 92, rue Saint-Dominique, Paris VIIe
Le colloque a lieu dans la salle paroissiale, entrée rue Pierre-Villey (sur le côté gauche de l’église), de 9h à 18h.
Accès : métros École-militaire, Invalides, La Tour-Maubourg ou RER Alma.
Bus : 28, 63, 69, 80, 87, 92
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Retour sur le rapport de la Commission Attali

Categorie(s) : Formation, Jalons théoriques, par Augustin

La Commission pour la libération de la croissance française, ou, du nom de son président Jacques Attali, la « Commission Attali », est une commission chargée par le président de la République française Nicolas Sarkozy de rédiger un rapport fournissant des recommandations et des propositions afin de relancer la croissance économique de la France.

Une analyse par la revue Permanences :

Rapport Attali : la dissolution à marche forcée des identités

Pour remédier au vieillissement de la population, deux solutions s’offraient à nous : repeupler la France par une politique nataliste, ou y faire venir une population étrangère. Visiblement les « experts » du Rapport Attali ont choisi la seconde.

Extrait du Permanences n°450

Dans le rapport qu’il a présenté le 23 janvier dernier, Jacques Attali présente le recours à une immigration massive de « travail » comme un passage obligé vers la prospérité économique. En réalité, il s’agit sans doute d’une nécessité pour celui qui refuse de remettre en cause l’idéologie mondialiste qui l’anime ; le brassage des peuples et des cultures, la « mobilité » accrue des personnes et la disparition progressive des structures de base de la société (nation et famille) permettant de voir la France se fondre dans un ensemble invertébré où seules comptent les considérations marchandes et matérielles.

L’exercice de M. Attali consiste alors à présenter un projet global qui permet de rendre compatible l’organisation politique, économique et sociale de la France avec une vision idéologique de l’organisation de la planète. Tous les éléments qui favorisent et permettent la stabilité des individus, leur enracinement dans une identité historique, culturelle et spirituelle, sont présentés comme autant de « freins à la croissance » et de « carcans » dont il faut s’échapper.

L’objectif unique et exclusif de « croissance économique » est parfaitement révélateur d’une démarche globalisatrice, de négation des individus et de leur spécificité. Il s’agit d’un but qui ne passe pas nécessairement par la prospérité économique des personnes et des familles puisque la croissance peut être atteinte dans une société à deux vitesses où une partie seulement de la population accède à une situation matérielle confortable et descente.

À la lecture du rapport, on constate que l’ensemble des éléments qui participent de l’identité de la France et des Français sont considérés comme autant d’obstacle à la croissance qu’il convient donc de contourner ou de désagréger. Ainsi, la « mobilité des personnes et des entreprises » est érigée en objectif : « mobilité sociale », « mobilité géographique », « mobilité économique » et « mobilité internationale » ! L’homo mondialis doit donc être aussi instable que possible, déraciné et sans attache civilisationnelle, nationale ou familiale. L’individu est réduit, au mieux, à sa dimension d’acteur économique ou, au pire, de produit économique.

Parmi les mesures institutionnelles qu’il préconise, le rapport Attali prévoit la suppression des départements et le transfert des compétences du Conseil général vers le Conseil régional. Si l’idée d’un échelon de décentralisation unique entre l’État et la Commune peut diminuer la bureaucratie et les coûts qui y sont liés sans porter atteinte au principe de subsidiarité, il est important que l’entité nouvellement créée ou à laquelle les pouvoirs sont transférés, corresponde à une réalité géographique charnelle et constitue ainsi un élément de l’identité individuelle et nationale. Or, il se trouve que les départements répondent davantage à cette exigence, même s’ils ont été créés au moment de la Révolution française pour se substituer à l’organisation de l’Eglise (paroisses et diocèses). Les 22 régions administratives françaises telles qu’elles ont été dessinées par la loi de décentralisation de 1982, ne correspondent, pour la plupart d’entre elles, à aucune réalité homogène et enracinée. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles sont promues, en concurrence de la nation, par les partisans du fédéralisme européen.

S’agissant de la nation, M. Attali n’en remet pas en cause le cadre ou la structure, l’Union européenne s’en charge déjà ! En revanche, il s’attaque à sa substance même en préconisant le recours à une immigration massive, refusant, sans surprise d’envisager la relance de la natalité française comme source de croissance. C’est d’ailleurs ce que déplore l’économiste Jean-Didier Lecaillon : « Certes, les insuffisances liées à la situation démographique ne sont pas niées, pas plus que la réalité du vieillissement de la population. Or, qui peut ignorer que ce dernier, s’il s’explique en partie par l’allongement de l’espérance de vie que nous n’avons aucune raison de déplorer (vieillissement par le haut de la pyramide des âges), résulte avant tout d’une fécondité insuffisante (vieillissement par le bas) ? Comment envisager sérieusement la croissance dans ces conditions ? Quelle curieuse façon, au moment où il est partout question de développement durable, de faire ainsi l’impasse sur l’intérêt que pourrait représenter pour la croissance économique un redressement de la natalité ».

Les chiffres les moins pessimistes évaluent à 135.000 le nombre d’immigrés qui entrent chaque année en France. M. Attali souhaite passer à 750.000 par an ! Il n’a d’ailleurs rien inventé dans ce domaine puisqu’un rapport de l’ONU paru en 2000 estimait nécessaire d’assurer une immigration de 120 millions d’individus vers l’Europe d’ici à 2025, soit 15 millions pour la France à elle seule !

Ces préconisations délirantes qui, sous prétexte de compétitivité économique, nient toutes les réalités identitaires, historiques, culturelles ethniques, politiques et sociales, négligent de surcroît l’ensemble du coût financier de l’immigration ainsi que ses conséquences néfastes, directes ou indirectes.

Mais Attali se limite à pousser un peu plus loin encore la fameuse logique sarkoziste de « l’immigration choisie » qui consiste à faire venir une « immigration de travail » sans tenir compte de la capacité des immigrés concernés à s’assimiler réellement, leur niveau d’étude ou leurs compétences professionnelles n’apportant aucune garantie réelle contre le communautarisme. La commission Attali souhaite que la France « facilite la délivrance de visas aux étrangers pour faire face à un marché du travail en tension » (décision n°223). Dans la Tribune, Jacques Attali confirmait : « La France a besoin d’immigration, il faut s’ouvrir aux travailleurs d’Europe de l’Est, aux Chinois, aux pays d’Afrique. Sans cela, toutes nos belles discussions sur le financement des retraites n’auront pas de sens ».

Puisqu’il se place dans une perspective exclusivement économique, M. Attali devrait reconnaître que l’immigration subie par la France depuis 30 ans était déjà officiellement une immigration de travail, mais elle a cependant fait augmenter le niveau du chômage et a eu un coût économique et social exorbitant (en raison notamment de la loi de 1976 sur le regroupement familial que M. Attali ne souhaite évidemment pas remettre en cause pour les futurs arrivants). Comme le rappelait Jean-Marie Le Pen le 23 janvier dernier : « Plus de dix millions d’étrangers se sont installés chez nous en 30 ans [...] Cette immigration, principalement d’assistance, est une cause majeure de l’appauvrissement du pays ».

Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro, estime que la relance de l’immigration n’aura aucun impact positif sur la croissance : « La vision comptable d’une immigration destinée à équilibrer les comptes sociaux est un non-sens quand elle conduit à fragiliser la solidarité nationale. Qui peut assurer que les immigrés de demain accepteront de payer les retraites de leurs hôtes ? La France court à son éclatement en mettant son identité à l’encan [...] Non seulement l’échec de l’intégration des populations extra-européennes est relativisé par une bien-pensance qui n’y voit qu’un effet du chômage, mais les chiffres se prêtent à des contestations qui conduisent à sous-estimer le solde migratoire. [...] Le 11 janvier, à Bruxelles, des institutions musulmanes européennes dont l’UOIF pour la France ont signé une charte qui stipule, concernant les pays d’accueil : « Lorsque les lois en vigueur s’opposent éventuellement aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit (le projet initial disait : « sont tenus ») de s’adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins et ce dans le but de trouver les solutions les plus adaptées ». [...] L’État doit reprendre pied dans ces territoires autonomes, qu’une constante immigration éloigne toujours davantage. Où voit-on que celle-ci pourrait être le « puissant facteur de croissance » vanté avec tant d’autosatisfaction par Attali ? [...] pourquoi « supplier » les étrangers de venir occuper les 500.000 emplois vacants, alors que le pays compte plus de 2 millions de chômeurs, surtout dans les cités ? Laisser croire que ceux-ci seraient inaptes aux métiers du bâtiment, du commerce, de la restauration, de la santé, de l’agriculture témoigne d’un mépris. »

Poursuivant ses objectifs de melting-pot imposé, la commission Attali souhaite augmenter le nombre global de logements sociaux en France et mettre en place un mécanisme qui permettrait à l’État d’exproprier les collectivités locales réticentes à l’application de la loi Gayssot dite de « Solidarité urbaine » qui oblige chaque commune de France à compter 20% de logements sociaux au nom d’une prétendue mixité sociale qui a toute les apparences d’une mixité ethnique.

Même s’il comprend quelques mesures intéressantes lorsqu’elles sont analysées indépendamment du texte dans son ensemble, le rapport Attali constitue une tentative désespérée de concilier des orientations idéologiques archaïques et dangereuses avec les réalités économiques. Si l’objectif affiché est d’accroître la croissance française de 1% et de diminuer le taux de chômage, le rapport Attali ne donne aucune indication précise et chiffrée des gains économiques qui pourraient découler des mesures proposées. Il reste d’ailleurs encore plus flou quant aux coût réel de ces « investissements indispensables pour la croissance de la France » dont la mise en œuvre s’élèverait, au minimum, à 100 milliards d’euros. Ce qui n’empêche pas M. Attali de clamer haut et fort « l’urgence de réduire les dépenses publiques » !

Détestable dans son contenu et, plus encore, dans son orientation philosophique, le rapport de la commission Attali l’est également en raison de la méthode utilisée qui coupe définitivement la décision politique de toute assise démocratique. En effet, Sarkozy a sous-traité l’essentiel de l’initiative législative à une commission d’experts qui n’a ni légitimité ni représentativité. On peut déjà s’interroger sur la légitimité de lois votées par 50% des parlementaires eux-mêmes élus souvent par moins de 20% du corps électoral compte tenu simultanément de la faible participation aux élections et du mode de scrutin majoritaire. Sarkozy ayant indiqué qu’il était en parfait accord avec « l’essentiel » de ce que contient le rapport Attali, les parlementaires français élus en seront alors réduits à rédiger les décrets d’application des 316 décisions de M. Attali. En lieu et place d’un gouvernement au service de la France, nous aurions alors une « nouvelle gouvernance au service de la croissance ».

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IDentitaires N°4

Categorie(s) : Formation, Jalons théoriques, par WillyGan

Édité par le Bloc Identitaire, ce bulletin bimestriel se veut le point de rencontre de toutes les initiatives identitaires (jeunes ou adultes ; politiques, sociales ou culturelles). Actualité, compte-rendus, formation – IDentitaires est l’outil qu’il manquait au développement de notre mouvement.

Pour commander ce nouveau numéro, ainsi que les anciens numéro : Bloc Identitaire

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CR – Les Alter-Européens : Cette autre Europe de Paris à Moscou via Berlin

Categorie(s) : Formation, Jalons théoriques, par WillyGan

Au Projet Apache, nous sommes alter-européens. C’est-à-dire que nous ne sommes pas contre l’idée d’Europe mais contre celle d’une Union européenne qui se construit actuellement sans et contre le peuple dans les couloirs de Bruxelles. Mais pour pouvoir construire ou même imaginer une Europe différente, indépendante, respectant ses peuples, il faut déjà revenir à nos racines : qu’est-ce que l’Europe ? Après avoir répondu à cette vaste question, nous pourrons seulement poser les bases de l’Europe que nous voulons.

L’Europe au crible de l’Histoire

Née dans la mythologie grecque sous les traits d’une princesse, l’Europe sera décrite dans les prémices de son histoire comme la partie du monde grec qui ne se situe pas en Asie (Hérodote, Vème siècle avant J.C.) et comme une unité politique pour sauvegarder sa civilisation lors de la bataille de Poitiers (732) pour repousser les musulmans.
Des deux grandes civilisations antiques, l’Europe a retenu les notions de sagesse, équilibre et raison du monde grec et le sens de l’organisation de l’Empire romain. Lors de la chute de ce dernier, la religion chrétienne va prendre le relais dans la structuration de la société en organisant la vie autour de la paroisse et du cimetière et en développant un riche réseau de monastères aux XIIème et XIIIème siècle. Le christianisme jouera également un rôle fédérateur lors de la Reconquista, des Croisades ou de la bataille de Lépante (1571). Initialement, l’Europe s’est donc construite à partir de ses racines, gréco-romaines, chrétiennes et face à l’islam.
Bien que l’Europe n’ait jamais constitué une unité homogène, les dissensions profondes apparaissent à la Renaissance : les fractures religieuses vont entrainer de graves fractures politiques. Puis, vient le temps des Lumières, symptomatiques d’une crise de conscience de l’homme européen qui vont mener au développement de l’individualisme. Les deux guerres mondiales feront enfin passer l’Europe dominatrice à une Europe soumise et divisée en deux blocs idéologiques jusqu’à la chute du Mur de Berlin qui fait revenir l’Europe à ses réalités identitaires mais qui permet également l’émergence du mondialisme, conséquence du messianisme américain.

L’Europe que nous voulons

Après 1945, deux idées de l’Europe apparaissent : celle d’une Europe transatlantique (et donc soumise) et marchande et celle d’une Europe identitaire. Cette dernière vision que nous défendons se décline suivant 3 axes.

Une Europe puissante

Il faut bien être conscient que la France ne fait plus le poids, tout comme aucun pays européen, à l’échelle mondiale. Mais ce qu’il manque, c’est une volonté politique d’avoir sa place dans un monde multipolaire (États-Unis, Chine, Inde), la multipolarité étant facteur d’équilibre. Et cette puissance passera aussi par une réconciliation avec le frère russe malgré tous les efforts des États-Unis pour que ceci ne puisse se produire. États-Unis qui œuvrent également à l’instauration de poches d’instabilités au cœur de l’Europe (Kosovo).

Une Europe identitaire

L’homme européen est face à un déracinement qui lui fait oublier son identité, à un sentiment de culpabilité qui le conduit à nier sa propre identité et face à une confusion Europe/Occident qui achève de semer le trouble en lui. L’Occident ne représente plus pourtant qu’un fourre-tout contenant libre-marché, cosmopolitisme et droits de l’homme. L’Europe doit donc renouer avec ses racines culturelles et spirituelles pour se reconstruire.

L’Europe démocratique

L’Europe que nous voulons est une confédération où chaque État y trouverait son compte et serait libre d’en sortir à tout moment. Une structure pareille ne peut fonctionner que par le principe de subsidiarité : c’est au niveau local que se prennent la plupart des décisions, les sujets ne pouvant être traités au niveau local le sont au niveau national et ceux ne pouvant être traité au niveau national le seraient au niveau de la confédération.

Cette Europe que nous voulons ne pourra se construire par le haut, les élites ayant montré clairement qu’elles ne jouent pas pour leur peuple (Turquie, Constitution, « Nos racines sont autant musulmanes que chrétiennes », Jacques Chirac).

C’est par la base que nous renaîtrons.

Thibault

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Mieux nous connaître

Categorie(s) : Chroniques, Jalons théoriques, par WillyGan

Qui sommes-nous et pourquoi combattons-nous ?  Toutes les réponses à vos questions sont maintenant dans la “Foire aux Questions” du Projet Apache.

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CR – Turquie/UE : Etat des lieux

Categorie(s) : Formation, Jalons théoriques, par WillyGan

Turquie, non merci ! Le penser, c’est bien, comprendre pourquoi, c’est mieux. Que sont la Turquie et le peuple turc ? Quels intérêts l’adhésion de la Turquie à l’UE servent-ils ? Quelles en seraient les conséquences pour l’Europe ?

La Turquie actuelle s’est formée à partir des cendres de l’Empire ottoman suite à la Première guerre mondiale. L’Empire ottoman était un état théocratique comprenant 18 ethnies dont la seule cohésion était assurée par l’Islam. Cet empire qui, au XVIIe siècle, s’étendait de l’Algérie à la Hongrie en passant par la Perse et le Yémen, ne va ensuite cesser de décliner jusqu’à l’issue de la Première guerre mondiale où il se trouve dans le camp des vaincus.
Son dépeçage est alors décidé par le traité de Sèvres, ce qui va réveiller le nationalisme turc sous l’impulsion de Mustafa Kemal Atatürk. Il repousse les forces européennes d’occupation et crée la République de Turquie en 1923. Considérant que l’islam a étouffé la nation turque, s’appuyant sur l’armée, il en fait un état laïc et surtout ethniquement homogène par déplacement de populations. Il va également purifier la langue turque (suppression du vocabulaire arabe et persan), adopter l’alphabet latin et valoriser le shamanisme, religion des Turcs anciens originaires d’Asie centrale. Ses modèles seront l’URSS et l’Italie fasciste. A noter que cet état est dit laïc car la liberté de culte y est constitutionnelle mais les religieux sont tous des fonctionnaires d’état, ce qui permet de mieux encadrer la religion et donc la population.
Après la Seconde guerre mondiale, la Turquie, vue comme un des derniers vestiges autoritaires des années 30, se voit imposer la démocratisation de ses institutions par les Anglo-saxons. Depuis, la Turquie a connu 4 coups d’état orchestrés par l’armée. Pourquoi cela ?
Bien que l’ensemble de la population turque soit attaché à son identité nationale, celle-ci se divise grossièrement en deux groupes : d’une part, les Turcs blancs (20% de la population) descendants des populations européennes islamisées auxquelles appartiennent la majorité des élites (dont Mustafa Kemal) et, d’autre part, les Turcs noirs issus des populations asiatiques musulmanes qui représentent la Turquie populaire. Les Turcs noirs parvenant systématiquement au pouvoir par la voie démocratique, celui-ci fut repris par l’armée détenue par les Turcs blancs à 4 reprises.

Intérêts servis par l’adhésion de la Turquie à l’UE :

- Les premiers intéressés sont les Turcs noirs : après s’être longtemps opposés à l’UE, ceux-ci ont compris que les critères d’adhésion à l’UE limitent le pouvoir de l’armée. De plus, l’UE a un effet décentralisateur qui réduirait d’autant plus l’emprise des élites sur le pays.
- Fervents partisans de l’adhésion également : les Etats-Unis. Pour eux l’idéal serait que les frontières de l’UE correspondent à celles de l’OTAN (dont la Turquie est membre depuis 1952). De plus, cela atténuerait la puissance de l’Europe en cassant son unité civilisationnelle et enfin apporterait la stabilité politique à cet important carrefour énergétique.
- Pour finir, beaucoup d’Occidentaux considèrent l’adhésion de la Turquie comme une vitrine islamiste modérée qui permettrait d’atténuer le choc civilisationnel.

Conséquences pour l’Europe :

- Des frontières avec l’Irak, l’Iran, la Syrie et la Géorgie
- Un pays avec 25% de sa population sous le seuil de pauvreté
- Une population à 3% de croissance démographique, qui en ferait en 2030, l’Etat le plus peuplé d’Europe, donc possédant le plus de voix au parlement européen
- Des frontières ouvertes qui verraient une immigration de masse encore plus forte qu’elle ne l’est déjà en Europe de l’Ouest
- Le spectre d’un élargissement sans fin : après la Turquie, pourquoi pas l’Irak ? L’Iran ?
- À ceux qui reprochent à l’UE de vouloir rester un club chrétien, rappelons que la Turquie est un club exclusivement musulman (99% de la population) qui appartient à l’Organisation de la conférence islamique

Pour conclure, il est clair que le jeu des politiciens européens actuels est de refuser timidement l’adhésion de la Turquie pour aller dans le sens du peuple, et une fois celle-ci ayant modifié suffisamment ses institutions, nous présenter un rejet de celle-ci comme moralement inacceptable après tous les efforts consentis par les Turcs. C’est pourquoi nous devrons sans cesse rappeler à nos dirigeants technocrates que l’Europe n’est et ne sera jamais une entité juridique sans âme mais un ensemble de peuples attachés à leur terre possédant une unité culturelle et civilisationnelle.

Thibault

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Soirée spéciale Suisse – Vendredi 8 Janvier à 20h00

Categorie(s) : Agenda, Jalons théoriques, par WillyGan

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La fin de la mondialisation

Categorie(s) : Chroniques, Jalons théoriques, par WillyGan

Projet Apache - Made In China

La surprenante chute libre du commerce mondial

Je discutais en novembre avec un dirigeant d’une de ces nouvelles sociétés chinoises de capital-investissement. Il se félicitait des investissements de sa société dans les domaines des logiciels d’économie d’énergie et des communications mobiles. Mais rien pour les entreprises qui exportent.

Les investisseurs intelligents chinois regardent désormais vers le marché intérieur et évitent le secteur qui a pourtant apporté tant de croissance ces dernières années, signe d’une nouvelle tendance surprenante: la démondialisation. Durant les dernières décennies, les biens, les services et les personnes n’ont cessé de courir le monde, toujours plus vite, toujours plus loin. On pensait que la mondialisation était la façon la plus efficace d’organiser l’économie mondiale. Mais tout cela est en train de changer, pour des raisons économiques et politiques, mais aussi en raison du déplacement des richesses de l’ouest vers l’est.

Dans les mois qui ont suivi septembre 2008, quasiment tous les indicateurs qui montraient que l’économie globalisée était de plus en plus interconnectée se sont effondrés. Entre avril 2008 et avril 2009, les volumes d’échanges de monnaies ont diminué de 25% à Londres.

Expatriés

La Banque interaméricaine de développement a déclaré en août que les expatriés d’Amérique latine et des Caraïbes enverraient en 2009 11% d’argent en moins – on en reviendra ainsi au niveau de 2006. Et le Fond monétaire international estime que le commerce mondial de biens et services va dégringoler de presque 12% en volume cette année.

Certes, tout cela est logique quand l’économie mondiale recule, comme ce fut le cas en 2009, pour la première fois depuis 1944. Mais le déclin du commerce a été beaucoup plus important que la petite baisse de la production économique mondiale. La mondialisation a été surestimée à plusieurs égards. Ce sont les créances et les crédits qui ont alimenté les exportations, les échanges monétaires et les investissements transfrontaliers. Aux Etats-Unis, la consommation de biens importés s’est appuyée sur l’emprunt et l’essor du marché immobilier.

Le commerce a rebondi, mais le volume d’échange est encore très loin de ce qu’il était à son apogée. En septembre, le total des importations et des exportations américaines était 24% en dessous du niveau de juillet 2008. Les pays touchés de plein fouet par la soudaine chute de la demande étrangère ont compris qu’ils ne pouvaient désormais plus se contenter d’exporter pour s’enrichir. Les exportations chinoises ont chuté de 23% entre août 2008 et août 2009. Les investisseurs intelligents se tournent vers les entreprises qui fabriquent des produits locaux pour le marché domestique.

Relocalisation

Les entreprises occidentales sont aussi de plus en plus conscientes que la main d’œuvre bon marché n’est pas la panacée. Elles ont appris ces deux dernières années que plus la chaîne d’approvisionnement était longue, plus elle avait de chances d’être perturbée par des virus grippaux, des troubles géopolitiques, et autres augmentations du coût de l’énergie. La Chine demeure l’usine du monde, mais dans ce contexte de demande instable, certaines entreprises ont compris que fabriquer des biens plus près de chez soi était plus efficace, même si les coûts de production sont plus élevés. En mars, US Block Windows, un fabricant de fenêtres en carreaux de Plexiglass basé à Pensacola, en Floride, a racheté à Fortune Brands son concurrent Hy-lite. Ce dernier avait externalisé le moulage du Plexi en Chine. «Nous avons compris que nous pouvions le faire à moindres frais en interne, parce que nous avions les équipements nécessaires, et que nous étions en deçà de nos capacités de production», a expliqué Roger Murphy, le PDG de US Block Windows. Plus important encore: fabriquer en Chine présente des inconvénients. US Block Windows envoie les commandes sous quatre jours. Mais le délai de production en Chine était de 12 à 16 semaines. «Cela complique tout», car dans le contexte actuel, il est difficile d’anticiper la demande, explique Roger Murphy. En septembre, US Block Windows a relocalisé le travail de moulage en Floride.

La politique a aussi un rôle dans la démondialisation. Comme c’était prévisible, la récession a déclenché une série de réactions protectionnistes. Les économies développées d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord ont créé de nouveaux droits de douane, elles ont mis sur pied des subventions à l’exportation, elles ont clairement indiqué que les fonds de relance devaient être dépensés localement, et elles ont soutenu tout particulièrement les banques et les constructeurs automobiles nationaux. Cette tendance a amené les entreprises – américaines comme étrangères – à revoir leur approche du vaste marché intérieur américain, notamment dans les domaines aidés par le gouvernement: l’énergie, la finance, l’automobile. C’est ainsi que Suzlon et Vestas, des fabricants indiens et danois d’éoliennes, ont tous deux massivement investi dans les entreprises américaines, non seulement parce que transporter les éoliennes sur de longues distances revient cher, mais aussi pour être perçus comme «américains» au regard des achats publics verts.

En novembre, Ted Strickland, le gouverneur de l’Ohio, un des États les plus touchés par la mondialisation, a fait une apparition sur le campus d’entreprise de Milford (dans la banlieue de Cincinnati) pour célébrer le fait que Tata Consultancy Services, le géant indien de la délocalisation des services, employait désormais 300 personnes sur place. L’externalisateur s’est mis à internaliser. Et si ce n’était pas à la démondialisation que nous assistions, mais à la remondialisation ?

Daniel Gross
Traduit par Aurélie Blondel
Source : slate.fr

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Un dernier pour la route

Categorie(s) : Formation, Jalons théoriques, par Frederic

ID Magazine

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