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La revue « Paris Patrimoine » nous raconte le Paris d’Henri IV !

Categorie(s) : Histoire de Pantruche, par Geneviève

La revue « Paris Patrimoine » nous raconte le Paris d’Henri IV !

Voici quatre siècles qu’Henri IV fut assassiné par Ravaillac rue de la Ferronnerie ; une plaque au sol rappelle ce sinistre événement. Il reste un des rois le plus populaire dans l’imaginaire des Français avec son fameux « Paris vaut bien une messe, sa poule au pot et son panache blanc » auquel on se rattache encore tous.

Mais pour Paris, Henri IV c’est aussi un moment clé dans l’évolution urbaine et la sortie d’une ville médiévale.

Au tout début du 16ème siècle François 1er ramène, de ses campagnes d’Italie, des scientifiques et des artistes apportant un renouveau dans la culture française, une « renaissance ». Celle-ci s’exprime dans la peinture ou l’architecture, comme au château de Fontainebleau mais reste isolée. L’architecte Philibert de L’Orme fait le voyage de Rome et revient avec ses propres convictions qu’il théorise et applique dans des constructions comme le château d’Anet ou les Tuileries. Ce sont ces théories qu’Henri IV assimile et applique non seulement à l’architecture mais également à l’urbanisme. Il introduit, dans une ville aux rues sinueuses, des plans d’ensemble ordonnancés avec la création de places géométriques (places des Vosges et Dauphine) et l’ouverture de rues rectilignes. La Grande Galerie du Louvre reliant les Tuileries au château du Louvre est une réalisation visionnaire de ce que sera le grand Louvre ultérieurement et dans le même temps un positionnement urbain fort.

Dans la ville quotidienne, Henri IV s’attaque réellement au problème des saillies, qui parfois s’écroulent en faisant de nombreux blessés, et à l’implantation des constructions qui prennent souvent de grandes libertés par rapport aux tracés des rues. Il charge Sully, son grand Voyer, et François Miron, prévôt des Marchands, pour résoudre ces problèmes et ramener la sûreté et le soleil dans les rues parisiennes. Une des rues lui semblant particulièrement représentative des dysfonctionnements et des encombrements et devant être traitée en urgence est la rue de la Ferronnerie !

Remi Koltirine
Rédacteur en chef
En Kiosque ou Abonnement sur papier libre :
1 an 4N° 15 € – 2 ans 8N° 28 € à l’ordre de APORE
37 rue Charcot 75013 PARIS

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Préfecture de police de Paris : quand la simplication des procédures accélère la substitution de populations

Categorie(s) : Chroniques, Histoire de Pantruche, par Geneviève

Dans son hebdomadaire PPrama, la Préfecture de Paris se félicite que la simplification de la procédure de naturalisation (acquisition de la nationalité française) permette une augmentation de 52 % du nombre de personnes naturalisées en 2010.

3970 c’est le nombre de personnes qui ont été naturalisées à Paris au cours du premier trimestre 2010. Sur la même période en 2009, 2077 personnes obtenaient la nationalité française. En 2010, 2644 décrets ont déjà été remis au cours de cérémonies de naturalisation toujours plus nombreuses, contre 1921 au premier trimestre 2009. A ce rythme, environ 16000 ressortissants étrangers vivant à Paris pourraient acquérir la nationalité française en 2010, soit une augmentation de 52% par rapport à l’année dernière.

Via Fdesouche.com

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L’accent québécois, un accent parisien

Categorie(s) : Histoire de Pantruche, par Alban

Jean-Denis Gendron nous résume le sujet de son dernier ouvrage consacré à l’évolution parallèle des accents québécois et parisiens :

Louangé aux XVIIème et XVIIIème siècles, vilipendé au XIXème siècle, l’accent québécois fait problème. Problème qui n’est rien d’autre cependant que le puissant révélateur d’une situation linguistique laissée sous le boisseau.

C’est cette situation que s’attache à décrire le présent essai. Apparaissent au jour des pratiques langagières inédites, résultat d’un ensemble exceptionnel d’événements culturels et politiques. Il en sortira par deux fois un ordre phonétique nouveau.

La partie se joue d’abord à Paris, mais aussi à Québec. Et différemment dans les deux cas. Ainsi, de part et d’autre de l’Atlantique, la période qui va de 1600 à aujourd’hui représente un moment capital de l’histoire de la prononciation du français (Presses de l’Université de Laval).

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Cours de Canne de Combat pour l’association ParisFierté

Categorie(s) : Formation, Histoire de Pantruche, par WillyGan

Une dizaine de membres de l’association ParisFierté ont participé samedi 13 mars 2010 à une initiation théorique et pratique à la « Canne de Combat », conclue par une introduction à la « Canne de Défense », variante plus moderne axée sur le combat de rue.

Objet symbolisant le pouvoir, notamment royal et aristocratique, à travers les âges et sous différentes formes (épée, sceptre, crosse…), la canne s’est progressivement imposée comme l’accessoire indispensable à la tenue des aristocrates et des bourgeois, et connut ainsi son apogée entre 1830 et 1920. A vocation esthétique tout d’abord, la canne devient peu à peu un instrument de défense efficace, notamment pour se protéger des vols et agressions perpétrées par les nombreuses bandes de malfrats peuplant Paris, en particulier les fameux « apaches ».

Phénomène typiquement français et quasi exclusivement parisien, la pratique de la Canne de Combat s’est développée tout au long du XIXème siècle et les premières formalisations techniques commencent à apparaître, sous l’impulsion de plusieurs pratiquants tels Larribeau, Leboucher, Lecour, Trencart, Jacou, Loze, Foucart, Vigneron ou encore Charlemont. La « canne de combat » et le « bâton », dont la pratique est souvent couplée à des séances de savate (boxe française) ou d’escrime, est de plus en plus largement enseignées dans les salles de sport parisiennes, mais également à l’Armée jusqu’en 1914.

Plusieurs ouvrages recensant les techniques, définissant principalement la (longue) préparation des attaques et la mise en place des parades, sont également publiés à la fin du XIXème siècle, notamment « L’art de la boxe française et de la canne (1899) » par Joseph CHARLEMONT.

A compter de 1920, la pratique disparaît peu à peu au profit de l’apparition de sports de combat de plus en plus exotiques, en attendant un renouveau et une modernisation dans les années 1980, principalement initié par Maurice SARRY, auteur en 1978 de « LA CANNE – Arme de défense, Sport de combat”. On soulignera en particulier l’apparition progressive de la « canne de défense », couplant la pratique de la canne à des techniques d’auto-défense.

Aujourd’hui, la « canne de combat » (environ 1m10), le « bâton » (beaucoup plus long) et la « canne de défense » sont pratiquées par un peu plus de 2000 personnes en France, dont la principale motivation semble être, au-delà de la pratique purement sportive, la volonté de renouer avec une tradition parisienne qu’on voudrait noyer un peu trop vite.

L’association ParisFierté, dont les membres ont ainsi pu tester attaques, parades et déplacements avant d’étudier quelques mouvements de protections-désarmements de « canne de défense », tiennent à remercier les instructeurs pour leur avoir fait partager leur passion pour le dernier des sports parisiens.

Plus d’infos : cnccb.net

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Comité national pour la reconstruction des Tuileries

Categorie(s) : Histoire de Pantruche, par Augustin

De même que les pensées, par essence immatérielles, ont leur existence propre et vont leur chemin dans le temps, les chefs-d’oeuvre, même s’ils sont détruits brutalement, n’ont-ils pas une présence ineffaçable à Ne subsiste-t-il pas une rémanence de leur charge émotionnelle ?

Les Tuileries sont de ces authentiques monuments de mémoire, chargés d’art et d’Histoire, qui ont rayonné mondialement et dont un grand peuple ne peut s’automutiler sans qu’un jour ou l’autre ne survienne le face à face avec soi-même. Dans les vicissitudes de la vie, reconnaître une négligence est souvent non dénué de noblesse.

Le Comité national pour la reconstruction des Tuileries est porté par un élan au-delà des générations, des tendances politiques, des cultures et des frontières, pour un creuset où s’est cherchée et s’est trouvée la France moderne. Une grande variété de catégories socioprofessionnelles confère à cet élan force et légitimité. Il ne contrarie pas, il ne divise pas, il unit et rassemble ce qui est épars.

Il n’y a qu’une France malgré les changements de régime et aucun régime n’est propriétaire de la France ni de son patrimoine, notre dépôt à tous, sacré et indivis.

Alain BOUMIER

Président du Comité national pour la reconstruction des Tuileries
Président de l’Académie du Second Empire

www.tuileries.fr

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Malfoutu n°0

Categorie(s) : Formation, Histoire de Pantruche, Jalons théoriques, par Frederic

Malfoutu est fait par et pour ceux qui se bougent. À ce titre, il est distribué uniquement de mains en mains.

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À l’ancienne

Categorie(s) : Agenda, Histoire de Pantruche, par WillyGan

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[Paris15] Bonnes adresses : Livres anciens & d’occasion

Categorie(s) : Combat des images, Histoire de Pantruche, par Augustin

Jean-Michel de Laubrière
Livres anciens & d’occasion
Achat – Vente
129 bd Grenelle
Paris 15ème
Tél : 01 47 34 52 80


Agrandir le plan

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“L’heure verte” sur les zincs et grands boulevards

Categorie(s) : Chroniques, Histoire de Pantruche, par WillyGan

Chaque soir vers 18h, sur les terrasses des boulevards ou sur les zincs des petits troquets, sonne “l’heure verte”. Le rituel de l’absinthe est généralisé dans les dizaines de milliers de cafés français. Comme tout culte, il a ses objets sacrés : le grand verre soufflé avec sa boule pour signer la dose exacte de l’élixir transparent, la cuillère percée et souvent ouvragée sur laquelle on dépose le sucre et ses fontaines aux fins robinets qui laissaient couler l’eau fraîche sur le sucre en troublant le liquide.

Le culte de la Fée Verte remplit de joie les bistrotiers riches ou pauvres car il est synonyme de clients nombreux et fidèles. La mode de l’absinthe a été ramenée d’Algérie après leur campagne contre Abdel Khader par les soldats. Ils en ont fait une boisson virile et thérapeutique.
Évidemment, les artistes de Montmartre, Toulouse Lautrec en tête, se plongent avec délices dans le cérémonial de la cuillère percée.

Mais, on dit que l’absinthe, du fait de la thuyone, toxique du système nerveux qu’elle contient, échauffe les sens et provoque des crises de délirium. On n’a pas besoin de ça dans les faubourgs et dans les usines. Au tournant du siècle, on l’accuse aussi d’être devenue l’une des principales causes de mortalité. C’est oublier le vitriol que l’on distille et que l’on sert dans les cabarets des faubourgs.

La Guerre de 14 et ses gigantesques besoins de sang frais va sonner la fin de la fée verte. Son interdiction sera finalement votée par la Chambre en 1915.

Cet alcool conçu à l’origine comme un médicament par un médecin de Pontarlier, le docteur Ordinaire, aura finalement connu un destin extraordinaire. Toutes les distilleries de Pontarlier ne mourront pas. Un certain Pernod saura négocier le virage et surfer sur la vague du succès de l’anisette, boisson number one du zinc français au vingtième siècle. Aujourd’hui, l’absinthe a refait surface dans certains rades.

Source : Paris-Bistro.com

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Apaches de Craonne

Categorie(s) : Histoire de Pantruche, par WillyGan

Il y en avait pour sûr des Apaches au Chemin des Dames, des Mohicans de Paris, des gars de Charonne et de Belleville, des porteurs de casquettes, avec au choix et selon les clans, la Deffe, la Grivel ou la Panet. Il y en avait dans la boue des tranchées, gluant au froid, dans la mixture putride de la chair à canon, des titis prompts à sortir le surin ou le revolver. Il y en avait, terrés, ici, dans cette carrière oubliée du Chemin des Dames, non loin de Craonne et de sa chanson. Ils y étaient au repos, les parigots, avec d’autres, avec tant d’autres, avant l’assaut. Sur l’une des parois de craie, parmi la peur au ventre graffitée par les centaines de soldats allemands, français, américains, qui se succédèrent au gré des déplacements de la ligne de front, on découvre « Honneur à la popote » d’un Apache de Paris. On y voit, à gauche, Amélie Hélie, l’égérie des truands, la rivale d’une autre prostituée, la Panthère. On y voit aussi, à droite, un Titi, Manda ou Leca, ennemis à jamais pour la conquête d’Amélie. Il y a aussi ce cœur qui saigne et ce flingue qui signe. Ici est passé, un Boit sans Soif, un gars de Paname. Combien de truands sont morts au Chemin des Dames ? Combien sont montés à l’assaut le Lebel en main, les molletières pouilleuses et le casque trop lourd ? Parmi eux, étaient quelques Apaches. Ils y sont morts au champ d’honneur comme la Belle Époque qui fit leur légende. A Paris, les monuments aux (truands) morts se coiffent, en secret, d’un casque d’or, c’est bien connu.

Source : Paris croque-note

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