Projet Apache

Foot et rugby à Paris: comme un goût d’Afrique du Sud

Categorie(s) : Chroniques, par Geneviève

Le centre de formation du PSG a bien changé. A l’image idyllique d’un Francis Borelli entouré de petits français dans les années 80 ont désormais succédé des équipes de jeunes majoritairement composées de noirs. Tant sur le fond que sur la forme, seule l’appellation « PSG » semble faire le lien entre cette très belle photographie et la « génération Sakho » (qui elle-même a pris la relève de la « génération Anelka »).

Alors, les noirs joueraient-ils mieux au foot que les blancs ? Pas vraiment, à en observer l’Italie et l’Espagne, les deux dernières équipes championnes du monde. L’explication est donc ailleurs. Et notamment dans les propos de l’ancien footballeur d’origine indo-mauricienne, Vikash Dhorasso : « Le football est un sport populaire dans les quartiers où il y a beaucoup de noirs et d’arabes. Le petit blanc qui arrive se retrouve dans des histoires de clans, de gangs. A un moment donné il arrête de jouer au foot parce qu’il voit qu’il n’a pas sa place et qu’il ne va pas être protégé en cas de problème ».

Un constat que les militants du Projet Apache ne pourront que saluer et qui est d’autant plus vrai en Ile de France. Déjà minoritaires, les « petits blancs » désertent de plus en plus nos clubs franciliens. En réaction, ils se tournent désormais vers le rugby. Un sport viril. Et sans racaille.
Le rugby pour les blancs, le foot pour les noirs : voilà un tableau en deux couleurs qui rappelle l’état du sport en Afrique du Sud à en juger notamment par la composition respective de leurs deux équipes nationales. Bien sûr, le contexte local et historique de ce territoire est bien différent de celui de la France. Une histoire marquée notamment par l’apartheid dont les conséquences se font encore ressentir aujourd’hui dans le pays. Mais on entend souvent que la mondialisation réduit les distances et rapproche les peuples. En effet, chacun ses quartiers, chacun ses sports : amusant comme la situation d’un pays situé à l’autre bout de la planète peut aujourd’hui nous sembler si proche.

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Compte rendu d’un Cercle Sainte Geneviève

Categorie(s) : Chroniques, Formation, par Geneviève

Multinationales : armes de guerre contre l’identité.  (8 Novembre 2010)

L’animateur de ce cercle était un cadre travaillant dans une multinationale qui, proche des idées identitaires et fort d’une observation “interne” depuis plusieurs années des mécanismes concrets qui participent à “l’écrasement” des identités locales, s’est proposé d’en extraire la logique et d’en faire part aux participants aux Cercle Sainte-Geneviève.

L’exposé, fondé sur un vécu et des expériences à propos des multinationales “françaises” (on peut raisonnablement penser que leurs modèles anglo-saxons fonctionnent de la même manière, peut-être en plus débridé), fut donc plus “concret” et “technique” que théorique. Il s’est attelé à répondre à la question : pourquoi et comment les multinationales pilonnent et détruisent les identités locales ?

En préambule, a été rappelée la définition d’une multinationale : entreprise de grande dimension (en fait sous forme de groupe d’entreprises) implantée dans de nombreux pays par le biais de très nombreuses filiales, opérant soit sur une zone géographique déterminée, soit sur le monde entier. Ou plus simplement, une entreprise qui a des filiales dans plus d’un pays.

Le constat qui s’impose à la lecture de cette définition est que la “multinationale”, conception un peu à l’ancienne évoquant un (impossible) respect des identités des pays d’activité, a petit à petit évolué en “transnationale”, terme plus adapté, qui renvoie à l’idée de dépassement et de totale ignorance des frontières et des spécificités qui caractérisent ce type d’entreprises. “Transnationale” reflète ainsi une réalité qui nous permet de bien mieux définir notre ennemi, nous qui nous affirmons souvent, à juste titre mais parfois de manière imprécise, comme étant “anti-système”. En l’occurrence, les Mulinationales constituent un parfait concentré de modernité, un concentré du “système” que nous combattons.

Il faut en effet clairement se poser la question : à qui appartient le pouvoir aujourd’hui ? Si l’on affirme à juste titre que le pouvoir n’appartient plus au « Politique », cet homme qui faute de volonté devient le simple gestionnaire d’un environnement qu’il subit, alors on doit se poser clairement la question de sa localisation exacte : où se situe le pouvoir et qui le détient ?

Incontestablement, les dirigeants des multinationales, regroupés en puissants lobbies et réseaux d’influence, en sont les acteurs majeurs. Il suffit de jeter un rapide coup d’œil aux structures décisionnelles des entreprises françaises du CAC 40, les fameux Conseils d’Administration, pour voir qu’ils sont composés à peu près des mêmes personnes. On peut ainsi figurer au CA du Crédit Agricole en même temps qu’à celui de L’Oréal, deux entreprises aux activités a priori différentes… mais à l’objectif final partagé : le lissage planétaire pour une rentabilité optimisée.

Funeste projet, terrible objectif pour lequel les multinationales possèdent des alliés de choix : d’une part, les médias, usant de leur moyen de propagande favori, la télévision, pour diffuser, via un véritable tabassage cathodique, l’idéal global du « doux commerce »; et d’autre part les hommes politiques, souvent intimes avec les dirigeants d’entreprise, censés gérer les réactions épidermiques locales générés par les manipulations planétaires auxquelles se livrent leurs amis.

En outre, avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut par ailleurs toujours garder en mémoire quelle est la finalité concrète de ces entreprises : le pognon !
Obsession moderne tout à fait normale dans une société où la réussite est jaugée sur l’avoir et non sur l’être, la soif de pognon porte un nom pour les Multinationales. Pour elles, parlons plus précisément de rentabilité… ou pire, du mot abject de “profitabilité”. Or, être rentable signifie concrètement deux choses, deux actions parallèles : beaucoup vendre (en valeur et en volume) et baisser les coûts de production.

L’ensemble des mécanismes destructeurs des identités décortiqués ci-après dans cet exposé sont motivés par la seule et unique course au profit, dont l’optimisation passe par la réalisation des deux actions évoquées ci-dessus, qui sont la justification du “façonnage” du monde auquel se livrent les multinationales. Un façonnage externe, c’est-à-dire la disparition programmée des identités locales (au sens de mœurs, coutumes etc.) face au rouleau compresseur mondial, auquel s’ajoute un “façonnage interne”, à savoir cette manière qu’ont les multinationales de conditionner leurs employés et ceux qui travaillent à leur service. Ceci amenant à se poser la question d’une forme d’esclavage sournoise et méconnue, l’esclavage salarié.

Nous vivons dans une société de consommation, une économie de production fondée sur la loi de l’offre et de la demande.
Or cette demande, il convient de l’encourager, de la stimuler et de la raviver. Comment ?
En premier lieu, en conditionnant les hommes, en les transformant progressivement en bête atomisée, infantilisée et déresponsabilisée, en machine prête à consommer.
Ce conditionnement s’opère grâce à une mass-communication auquel 99% des hommes (du moins dans nos sociétés occidentales) ne peuvent échapper : publicité sur tout support, relais des média, télévision (à bannir de son salon), culture officielle (arts, exposition, manifestations publiques etc.), tous les moyens sont bons pour instaurer un contexte hédoniste de bonheur individualiste par la consommation, pour faire qu’un homme n’est plus heureux non par ce qu’il est mais par ce qu’il “possède”.

Tous ces véhicules idéologiques sont mobilisés dans l’ambition de créer un “homme nouveau”, l’homo oeconomicus, dans le cadre d’une politique planétaire de métissage culturel et ethnique.
Car rappelons qu’on ne vend pas le même produit à un européen enraciné ou à un africain enraciné. Pour eux, il faut faire deux produits. Donc c’est trop cher.
Par contre, on vendra le même produit à deux métisses. D’où l’intérêt économique du “mélange”, du métissage et de la disparition des sentiments de spécificités et d’appartenance.
Ainsi un seul produit sera fabriqué, en masse, pour tout le monde, ce qui amène à une évidente “standardisation” globale des produits que l’on trouve, avec de moins en moins de différence, aux quatre coins du monde.

Alors que justement, nous les identitaires, aspirons à un monde de la diversité, la vraie, c’est à dire un monde où l’on puisse vivre, travailler, manger et consommer local, les multinationales, elles, pour vendre plus, nous propose un monde standardisé, lissé, qui correspond à la vision universaliste et égalitariste du monde qu’ont les grandes “Démocraties” modernes, structures qui sont les parfaits relais et réceptacles de la globalisation économique et dans lesquelles s’épanouissent les multinationales dans une sorte de symbiose.

Par ailleurs, si les multinationales sont le bras armé du rouleau compresseur mondial, hé bien la “grande distribution”, dont les enseignes sont aussi des Multinationales (Carrefour, Auchan etc.) est comme son nom l’indique le principal canal de diffusion des “produits et des techniques de la mondialisation”. A ce sujet, précisons que les grandes surfaces sont réellement, notamment en matière de consommation alimentaire, l’antithèse parfaite de ce à quoi nous aspirons. Non contente de défigurer l’entrée de nos villes, de s’étaler sans limite au détriment des campagnes, de faire une concurrence déloyale aux commerces de proximité, entraînant parfois la mort des “centre-villes”, ces enseignes distribuent les produits de la mondialisation, et les publicités qui vont avec.

Enfin, parlant de la vision égalitariste et universaliste du monde qu’ont les multinationales, elle est en fait la même que celle des “gauchistes” et “alter-mondialistes” de tout poil (nous préférons nous définir comme “anti-mondialistes”). Certains en viennent même à tout mélanger, et à complètement perdre les pédales, vantant les “bienfaits” des multinationales, qui prépareraient, par le lissage planétaire auquel elles se livrent, un “homme nouveau” finalement parfaitement compatible à leur internationalisme. Cette volonté de “créer un homme nouveau” (métisse / “égal” / indifférencié / standardisé) se retrouve dans toutes les facettes de la “modernité”.

N’oublions pas que “vendre plus” et “faire du chiffre” rapportent à l’obsession maladif de “croissance” (en volume et en chiffres) de la Multinationale.
Cela passe par :
- absorption (“acquisition”) de structures plus petites (PME notamment), engendrant la disparition des entreprises familiales et de proximité.
- la capacité à systématiquement s’adapter aux modes, à l’air du temps, et aux tendances de l’opinion… même quand cette dernière pourrait remettre en question la marchandisation du monde.

C’est ainsi que sont nés les concepts de “développement durable” et de “capitalisme vert” qui ne sont qu’en fait de vulgaires leurres, destinés à faire croire à l’opinion publique, friande de “verdure” et de “bio”, que les multinationales industrielles d’un système qui pollue allégrement la Terre depuis plus d’un siècle auraient changé, comme ça, d’un coup de baguette magique. En fait, la volonté profonde de production infinie pour une consommation infinie – jusqu’où ? – n’est nullement altérée par cette pseudo prise de conscience d’un impératif écologique pourtant bien réel.

Ou comment garder la même voiture, follement emballée jusqu’au chaos, en lui donnant un coup de neuf grâce à une opportuniste et cynique couche de peinture verte. Et d’ailleurs, quand la couche de peinture tourne au vert de l’Islam, nous pensons au business hallal ou à la finance islamique, cela ne les dérange pas plus que cela non plus. Clairement, au détriment des identités, les Multinationales sont prêtes à toutes les mutations, y compris les plus sournoises, pour vendre, vendre, vendre et toujours vendre. La rentabilité et le “court terme” qui les animent sont l’exact inverse de la vision long terme de stabilité et d’équilibre que prônent les identitaires.

La maximisation du gain passe également par un ensemble de techniques et de pratiques destinées à baisser les coûts de production.
Cette baisse des coûts de production justifie tous les sacrifices, y compris humains :
- délocalisation
- plans sociaux (en partie justifiés par un contexte de crise propice à l’épuration, assez largement dramatisé)
- acquisition de petites structures
- non-respect des normes (problème écologique)
- évasion fiscale (faire supporter des charges par des filiales placées dans des pays aux conditions fiscales avantageuses… autrement dit pas en France)
- tricher sur les chiffres (surévaluer les charges pour diminuer le résultat pour ne pas payer d’Impôt sur les Sociétés)

On constate que toutes ces mesures sont, à chaque fois, l’exact contraire de la morale et de la Justice Sociale, qui sont les piliers de notre combat.

La suite et la fin de l’exposé est parfaitement résumée dans l’article récemment publié sur notre site, notamment la partie sur la description des “ressources humaines” (ouvriers et cadres aux langage “globish” et aux carrières “mondiales”), et sur la “tertiarisation” de “l’éconopipo” mondiale : inclure le lien.

En conclusion, face à ce tsunami productivo-consumériste qui nous emmènera au chaos, à l’extinction des ressources naturelles, à la destruction du Monde et à l’écrasement de la bio-diversité (y compris humaine), l’heure est venue de dire stop et de mettre un frein, tant que faire se peut, à cette machine emballée que plus personne ne maîtrise. On peut ainsi rappeler le double objectif vers lequel doivent tendre les militants identitaires et tous leurs sympathisants :

- maîtriser sa consommation, en devenant un véritable “consomm’acteur” : choisir ses produits, restreindre sa consommation, favoriser la qualité plutôt que la quantité, préférer la production locale, fut elle plus chère, aux produits low cost fabriqués en Asie et dont nos magasins sont inondés, éviter la restauration rapide, les fast-food et les kebabs… et surtout se créer un réseau, une communauté locale de plus en plus déconnectée des maillons de l’esclavage moderne dont la Grande Distribution constitue la tête de pont.

- bien choisir son métier, en privilégiant les activités locales, dans des structures type PME ou des services de proximité afin de ne pas dépenser son énergie au service de grandes structures qui nuisent au monde que nous voulons, le monde de l’équilibre et de l’être, celui des identités et des patries charnelles.

D’où le slogan : réfléchis avant d’acheter, réfléchis avant de signer !

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Weh Samdi chui a Chatlet !

Categorie(s) : Chroniques, par Alain

Il y a quelques semaines, nous vous avions proposé un rappel historique autour de « Châtelet », le vrai. Difficile de résister, aujourd’hui, à l’envie de vous faire partager un article dont seuls les journalistes du magazine Les Inrocks ont le secret. Ca vaut le détour : « Châtelet, immersion dans une improbable cour des miracles ».

Aller à la rencontre des « jeunes » de Paris et de sa banlieue, c’était l’objectif du journaliste. La pratique est très à la mode chez les journaleux blancs et bien pensants : il faut aller au contact de la diversité pour se donner bonne conscience et montrer qu’elle est l’avenir et une chance pour notre pays. A Châtelet donc, en surface ou sous terre, il y a des codes, des coutumes… C’est bien connu, les personnes qui fréquentent le quartier sont toutes de sympathiques jeunes gens. Ils fument, dansent (on se « clash »), se bagarrent (un peu) et agressent (de temps en temps) quelques passants. On s’amuse quoi, faut bien s’occuper !

Pour draguer par exemple, il y a des secrets. Obtenir le “06 ” d’une “Z”, une zaïroise, c’est pas facile. “Si tu veux une Black ou une métisse, tu vas devant le KFC, mais si tu veux une Blanche ou une Rebeu, il vaut mieux aller à côté du McDo ou du Quick”, conseille un habitué. Les filles de Châtelet c’est quelque chose, elles aiment la castagne et ça excite surement notre ami journaliste : “Châtelet, c’est chaud, faut se faire respecter. Aujourd’hui, les filles n’ont plus peur de se battre. On se tire pas les cheveux, on se griffe pas, hein. On y va plus fort que les bonhommes. Maintenant, ouais, c’est patate-balayette » Châtelet c’est trop cool, nom de Dieu !

Au fil des lignes, on rencontre des personnages plus agréables et drôles les uns que les autres. Les gothiques et les skateurs, tous blancs, en revanche, sont en « déroute » à Châtelet. Chassés par la racaille, il a fallu trouver un autre territoire : « Trop d’histoires, trop d’embrouilles, le gros de la troupe est parti à Bercy ou au palais de Tokyo. Autour de la fontaine des Innocents, les rares skateurs qui restent font profil bas», ça ferait presque plaisir à l’auteur… Nul doute que lui aussi a fait profil bas durant son enquête !

Politiquement correct et angélique, ce récit nous montre qu’il existe un fossé énorme entre la réalité, ce que les parisiens vivent au quotidien, et la bulle dans laquelle fantasme les « collabos » bobos. Ils fantasment sur un Paris “métisso-cool” en refusant d’admettre qu’à Paris, en banlieue et dans le reste de l’hexagone, des quartiers sont perdus, totalements “americano-islamisés”. Nous avions d’ailleurs rendu visite, sur le ton de l’humour, aux braves journalistes de Technikart qui avaient cru bon de nous donner des conseils politiques. Pauvres gens… réveillez vous, ouvrez les yeux et admettez que Paris, le pays et l’Europe se font submerger et manger.

La réalité de Châtelet est horrible. Le quartier est un véritable nid à embrouille où pullulent jeunes racailles en quête de violence. Il est agréable de se promener là bas ? Ce n’est pas le “Bronx” mais le parfait exemple d’une zone de non droit, de décadence, comme il en existe tant aujourd’hui. C’est une réalité mais évidemment, difficile de balancer ça à la gueule des lecteurs. Combien de jeunes “babtou”, de blancs, le journaliste a croisé et interviewé ? Une fille, une gothique, qui fait ses achats dans le quartier. Sa mère est d’ailleurs très fière: “Je suis contente que ma fille Mylène vienne ici, qu’elle ait une personnalité, du caractère.” Châtelet c’est le paradis, elle est belle la France…

M.

Partez à la rencontre des jeunes de Châtelet, vous ne le regretterez pas.

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Aidez Solidarité Kosovo !

Categorie(s) : Agenda, Chroniques, par Martin

L’hiver approche et, pour la sixième année consécutive, Solidarité Kosovo organise un voyage de Noël au profit des enfants serbes du Kosovo-Métochie.

Nous avons encore une fois besoin de vous, de vous tous, pour mener notre mission à bien.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’heure est grave, les Albanais musulmans menacent toujours les populations serbes du Kosovo qui refusent d’abandonner leur terre.

Notre requête est donc simple: nous devons réunir les fonds nécessaires à l’acheminement des cadeaux récoltés pour les plus petits, du matériel scolaire et sportif destiné aux enclaves ainsi que les vêtements chauds qui rendront le froid de l’hiver un peu moins dur à supporter.

Alors que l’indépendance du Kosovo a été reconnue par la République française, nous devons plus que jamais affirmer notre solidarité envers nos frères serbes, et transmettre aux victimes les plus innocentes de l’expansionnisme musulman notre soutien actif.

Nous avons besoin de vous :

Envoyez vos dons à Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38 220 Vizille (chèques à l’ordre de Solidarité Kosovo)

Ou par Paypal : en cliquant ici

Merci par avance, au nom des populations serbes du Kosovo et de la Métochie.

Arnaud Gouillon, Président de Solidarité Kosovo

Rappel : Solidarité Kosovo est une association loi 1901 habilitée à faire des déductions fiscales à hauteur de 66% de vos dons. A titre d’exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.

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Bistrots de Paris…

Categorie(s) : Chroniques, par Martin

De l’autre coté de la porte…

Les traits tirés, le visage ferme et fatigué, il a décidé aujourd’hui de franchir le pas de la porte. Après être passé tant de fois, il s’y est résigné. On verra bien…
Sa vie n’est pas facile, bien que toutes les études affirment qu’il est quelqu’un de normal. Mais de nos jours, la normalité n’a de sens que celui que l’on veut bien entendre. La normalité. Ppff, ca le fait bien rire, lui.
Un premier amour de jeunesse qui lui a laissé sur les bras un gosse. Et bien sur, pas de femme ; la normalité s’est chargée de libérer le couple. Après tout, c’est bien normal et pas bien méchant, un petit hôtel entre midi et deux, une jeune naïve à qui il promettait monts et merveilles. Et puis, il travaille dur pour son foyer, son ménage, comme il lit chaque semaine dans les journaux gratuits entre La Motte et Nationale.
Oui, pour son ménage, il faisait des heures sup’, payées doubles. Tout ca pour payer des vacances au gosse. Tout ca pour rembourser la nouvelle cuisine qui a tant fait plaisir à sa femme. Alors, après tout, il méritait bien un petit écart… Rien de bien méchant.

Rien de bien méchant jusqu’au jour où sa femme lui a annoncé qu’il fallait « envisager l’avenir différemment ». Elle est partie. Puis, comme il n’y avait pas de contrat de mariage-il y avait réfléchi pourtant, à s’engager- elle est partie avec la voiture et l’assurance vie. Et lui est parti de chez lui. De chez elle.

Installé dans un 20m2 porte de Choisy. Son gosse, il le voit une fois toutes les deux semaines, le plus souvent au fast food du coin. ‘Préfère son odeur vide et huileuse que la tristesse d’un studio témoin d’une vie tiédasse. Car normale.
De temps en temps, il reçoit un coup de fil de son « ex concubine » qui lui demande d’aller récupérer le gamin à la sortie du centre de loisirs. Bon garçon malgré lui, il accepte toujours. Même si ca lui rappelle les douloureux souvenirs de petit garçon qui voyait là un moyen de se débarrasser de lui, d’être tranquille, de « prendre du temps pour soi ». Sur le chemin du retour, il ira acheter son paquet de cigarette au bar-tabac, saluera le serveur et offrira au gosse une sucette, qu’il dévorera au son des klaxons des automobilistes pressés.

Journée terminée. Semaine passée. Plus que 22 trimestres à cotiser.
L’éclat de rire qu’il a entendu en passant devant le troquet l’a interloqué. Une voix riante et chaude s’exclamait. Le bruit tintant des verres raisonnait comme une invitation. Les lampions peinaient à rester allumer continuellement, mais qu’importe, ce soir, il décide de rentrer. Il n’y a pas foule. Un couple discute à une table, au coin. Un homme, le regard hagard, fixe l’écran de télévision qui diffuse un jeu. Jeu par ailleurs inaudible car le volume n’est pas assez fort pour saisir quoi que ce soit. Pas très important.

Au comptoir, trois gaillards, deux coquettes. Beau zinc ancien, entaché de quelques auréoles de verre, bichonné par le gros patron à moustache qui le frotte régulièrement et énergiquement avec un torchon crasseux. Il s’installe en face du patron. Les habitués s’étonnent de sa présence, regardent leurs verres, et reprennent la discussion comme si de rien n’était. Un ballon de rouge. Du bourgogne. Ca lui rappelle la fois où il avait profité d’un week end pour partir en stop avec un copain de fac depuis Ivry en Bourgogne, justement. Quelle folie quand on y repense, partir comme ca, sans argent ni portable à l’époque !

Il jette un coup d’œil au canard du jour. Enfin, juste les pages sports, le reste, ca le déprime, et il connait. Une rengaine quotidienne.
« -Z’annoncent un sale temps ce week end » lui lance le gros patron. Il répond par un sourire timide. « M’enfin vous m’direz, faut bien qu’ca arrive avec l’automne qu’est là ! ». Pas faux.
« -Tu s’ras fermé demain Néness ? ». Rémy. Gringalet, mais des cheveux jusqu’au coup. « Non parce que sinon je passe, et accompagné s’il te plait ! »
« -Tu ramèneras ton chien ? ». Grosse poillade. Moi-même je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire.
« -Bande de cons, tiens ! » répond Rémy, un brin vexé, mais complice.
« -J’ouvre juste entre 9 et 13, faut quand même bien honorer nos soldats de la Grande Guerre !
-Qu’est ce qu’on en a encore à foutre de c’te référence ? Non mais c’est vrai quoi, le 11 novembre, c’est un jour férié, et puis c’est tout ! » clame Colette, d’une voix chevrotante et vulgaire.
« -T’as jamais rien compris aux histoires d’hommes ‘toute facon ! » s’énerve son mari. « Les gars en avaient ! Avec ce froid, sans jamais dormir longtemps, et puis les Boches qui cartonnaient. Nan, y’a pas à dire, ils en avaient. Des courageux ! »
« -Des courageux, des courageux… Les seuls couillus dans l’histoire, ce sont qui ont osé déserter ! Avec c’te hiérarchie, fallait pas craindre la potence hein ! ». Cesare, immigré de Vénétie, ancien activiste au sein des mouvances alternatives italiennes. Un poil ronchon, mais bon fond, le cœur sur la main.
La discussion sur le courage battait son plein. Il restait silencieux et les écoutait s’empoigner avec hargne entre deux ballotins. La simplicité de ces gens-là, qu’on surnomme vulgairement des « piliers de comptoir », mais qui ont assurément bâti leur vie sur du plus ferme que moi. Que nous.

« -Le courage, c’est rentrer tard et bourré chez sa femme qui t’attend avec un balais et de lui dire : tu fais encore le ménage ou tu comptes t’envoler ? ».

Hilarité générale. Il venait de rompre une discussion sans fin. Lui, le mec gris et aigri dans la vie, venait d’offrir un moment de joie à ces gens-là qu’il ne connaissait pas.
Obélix, surnom gagné au fil des kilos en trop, lui offrit un verre. Il se faisait tard, et il n’y avait plus qu’eux au bar. Le patron baissa à moitié le store. Il ne restait plus qu’eux. Encore eux. Seulement eux.
Ils se séparèrent tous chaleureusement, titubant légèrement. “A demain!” lançaient-ils. Oui, à demain les copains. A demain, les camarades. Ses camarades. Un troquet pas clinquant pour trois francs. Une petite rue dans les méandres de Paris. Mais un trésor de camaraderie. Il avait-enfin-franchi la porte.

Pierre-O

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Nous, sinon personne !

Categorie(s) : Agenda, Chroniques, par Geneviève

A Paris, dans quelques jours, les jeunes identitaires se rassembleront. Parce que nous sommes convaincus que c’est à la jeunesse d’agir, de s’exprimer, d’hurler et d’être force de propositions, le samedi 23 octobre, la jeunesse sera dans la rue !

Nous n’accepterons jamais de voir sombrer nos villes, notre pays et notre continent. Si les responsables politiques semblent prendre plaisir à laisser nos lieux de vie disparaître, nous refusons de subir leur inconscience. Il faudrait être fou pour ne pas voir, pour ne pas admettre la réalité.

En France, aujourd’hui en 2010, la réalité n’est pas réjouissante. Insécurité, déculturation, zones ethniques de non droit, banalisation de l’ultra violence, islamisation de nos quartiers… que ça plaise ou non, c’est la réalité ! Les jeunes identitaires sont dans le concret et parlent de choses vraies. Ces sujets préoccupent la jeunesse et la majorité silencieuse, cette majorité de Français qui s’autocensure pour ne pas être flinguée par le système ou par la racaille. Nous sommes la voix de ceux qui ne veulent plus subir.

Il existe une jeunesse alternative, une autre jeunesse. Une jeunesse patriote, une jeunesse identitaire. A l’heure où la télévision et la grande presse nous imposent l’image de jeunes gens manipulés qui se plaisent à parler de la retraite, c’est une obligation que de descendre dans la rue. Ces mêmes jeunes qui se font d’ailleurs agresser et racketter sans raison…

Nous aussi nous pensons à l’avenir. C’est parce que nous avons à cœur de transmettre quelque chose à nos enfants que nous refusons ce monde moderne formaté. Un monde qu’on nous oblige à accepter. Nos grands parents nous expliquent qu’à l’époque c’était différent ; hé bien c’est à nous de prendre notre destin en main. Il faut refuser la fatalité. Assez du politiquement correct, assez de mensonges !

Médias, politiques, justice, associations bien-pensantes : ils ne forment qu’un, ils sont tous complices ! Loin de ces collaborateurs, de ces gens qui contribuent à détruire « chez nous », il existe des jeunes qui aiment leur ville et qui sont fiers d’être français et européens. Il faudrait peut-être en avoir honte ? Il faudrait s’interdire l’emploi de certains mots pour ne pas « choquer » ? Ce qui nous choque et nous révolte, c’est la passivité de notre société. Jusqu’à quand ?! Quand mettrons-nous un terme à l’hécatombe ?!

Ces quelques lignes sont une déclaration d’amour et un appel au sursaut. Réveillez vous, rebellez vous, personne sinon nous !

Le 23 octobre 2010, nous hurlerons notre mécontentement, notre dégoût mais aussi notre espoir. Tout peut encore changer, nous pouvons inverser le cour des choses et stopper la folie de nos gouvernants. Nous, amoureux de nos traditions, de notre culture, de notre histoire, de notre pays…sinon personne. Samedi 23 octobre 2010, les jeunes identitaires seront dans la rue. Toi aussi, tu te dois d’être à nos côtés ! Comme une odeur d’orage…

M.

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A Bourges, comme à Paris…

Categorie(s) : Chroniques, par Martin

A l’aube d’un mois d’Octobre qui s’annonce chargé, plus de 20 militants du Projet Apache se sont déplacés à Bourges à l’occasion de la journée de rentrée des identitaires du Berry. Après une initiation à la self-defense, un parisien est monté sur scène pour exposer, à la centaine d’identitaires présents, le fonctionnement du Projet Apache. Cette conférence a permis de mettre en avant le dynamisme de notre groupe et les actions que nous menons sur la capitale.

La journée s’est achevée en musique. Insurrection, en acoustique, pour commencer. Puis c’est Hôtel Stella qui a enflammé la salle. Le bilan de cette journée est positif. Ce court déplacement nous aura permis d’échanger avec d’autres militants identitaires. La résistance s’organise et personne, sinon nous, ne dénoncera la bien-pensance qui étouffe notre pays. Nous sommes la voix de la majorité silencieuse.

A Bourges comme à Paris, nous ne baisserons jamais les bras. Les participants se sont donnés rendez vous le 23 Octobre, à Paris, pour la manifestation des jeunes identitaires.

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“Vantard” fait de la pub pour l’Autre Jeunesse

Categorie(s) : Chroniques, par Martin

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En France, vers 2025…

Categorie(s) : Chroniques, par Martin

Chez un médecin en France vers 2025
(Petit dialogue en un acte et une scène
avec quelques indications scéniques)

Les personnages :
Le médecin
Le patient
L’infirmier

Acte unique, scène unique

(Le patient entre dans le cabinet médical et serre la main du médecin)
-Bonjour docteur.
- Bonjour monsieur. Asseyez-vous, je vous en prie.
(le patient s’assoie en face du médecin)
- Vous ne vous souvenez pas de moi ?
- Euh…
-L’année dernière…
- Oui ?
- Je suis venu vous voir l’année dernière.
- Certainement. Mais vous savez, j’ai beaucoup de…
- C’était à propos de ma bouche.
- Votre bouche ?
- Elle disait des choses horribles.
- Ah, j’y suis ! N’était-ce pas vous qui aviez déclaré lors d’un repas dominical qu’il y avait trop d’immigrés en France ?
- C’est ça !
- Quelle affaire ! je m’en rappelle très bien à présent. Votre beau-frère avait alerté les autorités et vous aviez écopé ’une injonction thérapeutique. Etes-vous guéri ?
-Je vais beaucoup mieux, merci. J’ai suivi votre traitement. Je ferme ma gueule.
- Fort bien. Et qu’est-ce qui vous amène aujourd’hui ?
- Et bien voilà : j’ai un problème que je crois autrement plus grave…
- Vraiment ? Je vous écoute.
- Seulement, j’ai un peu honte…
- Allons, allons, cela ne sortira pas de ce cabinet, vous le savez bien.
- Très bien. Alors je vous le dis tout net : mes yeux sont racistes.
- Diable. Avez-vous conscience de ce que vous dites ?
- Hélas, oui. Et croyez-moi, je pèse mes mots. Mes yeux sont racistes, c’est un fait, je ne peux plus leur faire confiance. Je désirerais donc en changer. Combien coûtent de nouveaux yeux ?
- Doucement, doucement, ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Dites-moi d’abord ce qui vous permet d’affirmer une chose aussi grave qui, par parenthèse, pourrait vous attirer de gros ennuis…

- Pardi ! Pourquoi croyez-vous je viens vous voir !
- Calmez-vous, cher monsieur. Je suis là pour vous aider. Je vous écoute.
- Eh bien voilà. Samedi dernier, j’étais à la Bastille et j’ai vu la techno-parade attaquée par des bandes de Noirs.
(le médecin fait un bond sur sa chaise)
- Diable. C’est très grave en effet. Vous êtes vous raisonné ?
- Bien sûr ! J’ai prié, j’ai récité le poème des mauvais Blancs, j’ai pensé à la colonisation de l’Afrique, à toute l’ordure de notre histoire, j’ai fermé les yeux et je les ai rouverts ; rien n’y a fait, mes yeux ont continué à voir des bandes de Noirs qui fondaient sur les Blancs, les tabassaient et leur volaient leur téléphone portable.
(Le médecin se frotte le menton)
- C’est très embêtant. Très très embêtant. D’autant qu’il ne s’est rien passé à cette techno-parade. La police l’affirme.
- Je le sais bien ! C’est pourquoi vous me voyez si désemparé !
- Est-ce la première fois que cela vous arrive ?
(le patient baisse la tête)
- Non… A vrai dire, cela m’arrive presque tous les jours.
- Tous les jours ? Mmmh. Je ne vous cache pas que votre cas est très problématique. Etes-vous bien sûr que ce sont vos yeux le problème ?
- Que voulez-vous dire ?
- Ne serait-ce pas plutôt votre cerveau qui fabriquerait ces images mensongères pour assouvir vos pulsions racistes ?
- Oh non docteur ! je vous assure que je suis sain ! je crois au métissage universel ! je crois aux vertus de l’immigration ! je crois à ma responsabilité personnelle ! ce sont mes yeux ! je vous assure que ce sont mes yeux ! Changez-les-moi et vous verrez que tout cela disparaîtra !
(le médecin appuie sur un bouton, un infirmier entre instantanément dans le cabinet)
- Oh, non docteur ! pitié ! ce ne sont que mes yeux !
- Je suis désolé, jeune homme. L’affaire est trop sérieuse.
(l’infirmier embarque le patient qui crie et se débat. Le médecin secoue tristement la tête)
- A croire que nous n’en finirons jamais avec le racisme, cette hydre à mille têtes.

Rideau

Source: Le blog du Choc du mois

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Tribune libre – De retour dans l’arène électorale, par Philippe Vardon

Categorie(s) : Chroniques, Jalons théoriques, par Frederic

Le 15 septembre 2008, je subissais un jugement d’une rigueur rarement égalée dans le cadre de poursuites pénales à caractère politique. Poursuivi pour la rédaction du tract « Ni voilée, ni violée » et un délire juridique de « reconstitution de ligue dissoute » (la représentante du Parquet reconnaissant elle-même pendant l’audience que les éléments fondant le délit n’étaient pas réunis, ce qui n’empêcha en rien ma condamnation), je récoltais plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amende (je terminais alors mes études…), deux peines de six mois de prison avec sursis et deux ans de privation de mes droits civiques… On m’avait instruit un véritable procès en sorcellerie, et la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait décidé de me faire monter sur le bûcher.

Mes énormes condamnations pour le tract « Ni voilée, ni violée » – n’opérant nullement un amalgame, mais voulant montrer deux types de violences faites aux femmes – constituent un cas rare de violence judiciaire pour délit d’opinion. Faisant planer un risque de placement en détention en cas de récidive, me mettant dans une situation financière difficile, et me privant de participation électorale, l’Etat se donnait tous les moyens pour neutraliser un dissident. Comme je l’avais alors expliqué à un journaliste, c’était peut-être heureux pour moi que la peine de mort fut abolie…

La privation de droits civiques, pour un responsable politique, est une condamnation vraiment vicieuse. Les juges ont décidé de me priver du droit de vote, et donc du droit de me présenter à une élection, alors même que quelques mois auparavant, la liste que je dirigeais aux élections municipales avait rassemblé 5 000 Niçois. Beau respect de la démocratie, de la volonté du peuple, que les juges nous signifiaient là. Mais je ne crois pas qu’il soit en ce moment besoin d’en rajouter – de l’incarcération de René Galinier à la libération du second braqueur de Grenoble en passant par la mort de Natacha Mougel – sur la qualité d’une partie de la magistrature française…

Je me rappelle d’un échange assez vif avec le représentant de SOS Racisme lors de l’audience. Je lui avais alors expliqué que ma candidature avait reçu le soutien de plus de monde sur la seule ville de Nice que son association agonisante ne réunissait d’adhérents dans toute la France. Je crois que ça ne lui avait pas tellement plu, mais il s’était montré beaucoup plus courtois à mon encontre ensuite.

Privé de droits civiques, je rentrais donc dans la peau d’un sous-Français, moins citoyen qu’un Malien régularisé de fraîche date. Coupable de dénonciation de l’islamisation, je ne pouvais plus voter ou me porter candidat à aucune élection, alors même que le président Sarkozy se déclarait favorable (« à titre personnel ») au droit de vote des étrangers lors des élections locales.

Cette condamnation a été une véritable frustration. J’ai vu passer les combats électoraux – élections législatives et cantonales partielles, élections régionales – sans pouvoir réellement y prendre part. Bien sûr je me suis investi, de toutes mes forces, mais piloter une campagne, soutenir le candidat dans sa communication, cela n’a rien de commun avec la mise en danger personnelle, et donc la tension, que représente une candidature. Pour comparer avec un autre univers que je connais bien, c’est toute la différence entre être dans le coin d’un boxeur et monter soi-même sur le ring.

Nous sommes de ceux qui pensent que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » et qu’il faut affronter les épreuves comme elles viennent, et c’est ce que nous avons donc fait. Finalement, ces deux années passées dans l’ombre (électorale, car il me semble que sur le plan de l’activisme de terrain ou de l’offensive idéologique je n’ai pas passé mon tour !) m’auront permis de me perfectionner sur des aspects plus techniques, d’apprendre à travailler différemment et dans le même temps nous serons parvenus à faire émerger plusieurs autres représentants identitaires sur Nice qui ont porté nos couleurs avec vaillance, et sans doute parfois mieux que je ne l’aurais fait. Repensons notamment à l’excellent résultat obtenu par Benoît Lœuillet il y a un an à peine dans une élection cantonale partielle avec près de 8 % des suffrages.

En voulant nous bâillonner, l’Etat a finalement multiplié nos porte-parole ! C’était bien tenté, mais ça n’a pas marché. Pour verser un peu dans le lyrisme, je pourrais citer le Che quand il proclame « qu’importe où nous surprendra la mort ; qu’elle soit la bienvenue pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu’une autre main se tende pour empoigner nos armes ». Bien entendu, ma mort ne fut que symbolique, et en guise d’armes c’est le mégaphone qu’il a fallu que d’autres empoignent, mais l’idée est bien là : nous avons su démontrer à nos ennemis qu’il ne suffisait pas d’en abattre un pour que l’édifice s’écroule, et que nous étions parvenus à bâtir un vrai mouvement.

Voilà dix jours que ma privation de droits civiques a pris fin. Me voici donc bel et bien de retour dans l’arène. Je ne doute pas que nos ennemis vont de nouveau lâcher les lions, mais qu’ils comprennent bien que le gladiateur que je m’efforce d’être dans cette sauvage arène électorale a passé deux ans en cage, à les observer, à rêver de pouvoir les affronter à nouveau, à se perfectionner. De nouveau électeur, et éligible, je serai donc bien entendu candidat aux élections cantonales de mars prochain. Pour commencer.

Philippe Vardon,
Président de Nissa Rebela,
Membre du bureau exécutif du Bloc identitaire

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