Weh Samdi chui a Chatlet !
Categorie(s) : Chroniques, par Alain
Il y a quelques semaines, nous vous avions proposé un rappel historique autour de « Châtelet », le vrai. Difficile de résister, aujourd’hui, à l’envie de vous faire partager un article dont seuls les journalistes du magazine Les Inrocks ont le secret. Ca vaut le détour : « Châtelet, immersion dans une improbable cour des miracles ».
Aller à la rencontre des « jeunes » de Paris et de sa banlieue, c’était l’objectif du journaliste. La pratique est très à la mode chez les journaleux blancs et bien pensants : il faut aller au contact de la diversité pour se donner bonne conscience et montrer qu’elle est l’avenir et une chance pour notre pays. A Châtelet donc, en surface ou sous terre, il y a des codes, des coutumes… C’est bien connu, les personnes qui fréquentent le quartier sont toutes de sympathiques jeunes gens. Ils fument, dansent (on se « clash »), se bagarrent (un peu) et agressent (de temps en temps) quelques passants. On s’amuse quoi, faut bien s’occuper !
Pour draguer par exemple, il y a des secrets. Obtenir le “06 ” d’une “Z”, une zaïroise, c’est pas facile. “Si tu veux une Black ou une métisse, tu vas devant le KFC, mais si tu veux une Blanche ou une Rebeu, il vaut mieux aller à côté du McDo ou du Quick”, conseille un habitué. Les filles de Châtelet c’est quelque chose, elles aiment la castagne et ça excite surement notre ami journaliste : “Châtelet, c’est chaud, faut se faire respecter. Aujourd’hui, les filles n’ont plus peur de se battre. On se tire pas les cheveux, on se griffe pas, hein. On y va plus fort que les bonhommes. Maintenant, ouais, c’est patate-balayette » Châtelet c’est trop cool, nom de Dieu !
Au fil des lignes, on rencontre des personnages plus agréables et drôles les uns que les autres. Les gothiques et les skateurs, tous blancs, en revanche, sont en « déroute » à Châtelet. Chassés par la racaille, il a fallu trouver un autre territoire : « Trop d’histoires, trop d’embrouilles, le gros de la troupe est parti à Bercy ou au palais de Tokyo. Autour de la fontaine des Innocents, les rares skateurs qui restent font profil bas», ça ferait presque plaisir à l’auteur… Nul doute que lui aussi a fait profil bas durant son enquête !
Politiquement correct et angélique, ce récit nous montre qu’il existe un fossé énorme entre la réalité, ce que les parisiens vivent au quotidien, et la bulle dans laquelle fantasme les « collabos » bobos. Ils fantasment sur un Paris “métisso-cool” en refusant d’admettre qu’à Paris, en banlieue et dans le reste de l’hexagone, des quartiers sont perdus, totalements “americano-islamisés”. Nous avions d’ailleurs rendu visite, sur le ton de l’humour, aux braves journalistes de Technikart qui avaient cru bon de nous donner des conseils politiques. Pauvres gens… réveillez vous, ouvrez les yeux et admettez que Paris, le pays et l’Europe se font submerger et manger.
La réalité de Châtelet est horrible. Le quartier est un véritable nid à embrouille où pullulent jeunes racailles en quête de violence. Il est agréable de se promener là bas ? Ce n’est pas le “Bronx” mais le parfait exemple d’une zone de non droit, de décadence, comme il en existe tant aujourd’hui. C’est une réalité mais évidemment, difficile de balancer ça à la gueule des lecteurs. Combien de jeunes “babtou”, de blancs, le journaliste a croisé et interviewé ? Une fille, une gothique, qui fait ses achats dans le quartier. Sa mère est d’ailleurs très fière: “Je suis contente que ma fille Mylène vienne ici, qu’elle ait une personnalité, du caractère.” Châtelet c’est le paradis, elle est belle la France…
M.
Partez à la rencontre des jeunes de Châtelet, vous ne le regretterez pas.










































Le 16 novembre 2010 à 14 h 33 min
N’importe quelle personne un minimum saine d’esprit, a envie de vomir en passanr par châtelet……et barbès…….et clichy……..et ………….montpellier…….et la france d’aujourd’hui!
Le 16 novembre 2010 à 19 h 17 min
J’ai travaillé ces 6 derniers mois juste en face du KFC de Châtelet, je crois que je vais me fendre d’un récit relatant les tabassages avec les chaises de terrasse (même pas foutus de se faire mal entre eux à coups de chaises!), les agressions, les tsiganes, les vols… sans parler du défilé pro-palestos de samedi dernier… La seule personne du coin à dénoncer cette invasion: le sénégalais qui vend des bijoux dans la rue: certains ont plus de passe-droits que d’autres, n’est-ce pas….