Quand la “mode” et les marchands assassinent une seconde fois les communards !
Categorie(s) : Chroniques, par Martin
Que les pontes du commerce n’aient ni éthique ni décence quand il s’agit de trouver une nouvelle « niche » commerciale pour faire quelques profits supplémentaires, nous le savions déjà. A force de les voir investir tous les domaines de l’existence pour transformer la moindre parcelle d’humanité en part de marché, nous devrions même finir par être « blasés »… Pourtant, ces marchands du temple parviennent encore à nous surprendre et à nous écoeurer en poussant toujours plus loin le cynisme mercantile !
Ainsi nous découvrons avec horreur et colère que des « designers » et des « stylistes » délicieusement branchouilles n’ont pas hésité à récupérer le vocabulaire et l’imagerie de la Commune pour lancer une marque de vêtements de luxe (45 euros le tshirt, 165 euros la chemise !) à destination des petits bourgeois en tous genres, descendants directs et dignes successeurs des fusilleurs versaillais.
Rien de moins qu’une insulte et un outrage à la mémoire de cette révolte populaire et sociale noyée dans le sang.
A quand la « chemise d’ouvrier en soie véritable avec faux impacts de balles » à 300 euros ? Ils y viendront n’en doutons pas !
Le système capitaliste recycle tout, jusqu’à notre histoire, transformant notre mémoire collective en sinistres panoplies pour bobos friqués en mal de « frisson vestimentaire ».
Les Communards transformés en effigies pour tshirts comme de vulgaires Che Guevara, c’est leur révolte contre le monde bourgeois qui échoue une seconde fois.
La Commune ne sera jamais un folklore pour « créatifs » en manque d’inspiration, c’est un état d’esprit communautaire, patriote et social qui rejette la dictature mercantile !
A nous de continuer à le faire souffler, malgré toutes les vilenies et les bassesses des petits sirs de l’argent roi !
Xavier Eman














































Le 9 septembre 2010 à 21 h 20 min
Les descendants d’Henri Rochefort seront intransigeants:
la racaille à la lanterne…