Qui se cache derrière « Megalopolismag » ?
Categorie(s) : Chroniques, Citations, par WillyGan

Tout coup de publicité méritant un retour, nous sommes heureux de vous annoncer la prochaine sortie dans les kiosques parisiens et franciliens du magazine « Megalopolismag ».
Ce magazine créé et animé par une dizaine de diplômés de l’Ecole de Journalisme de Sciences Po Paris (tout est dit), aura au moins eu une bonne idée depuis sa récente naissance : celle de consacrer un article au Projet Apache ! Cimer les potos : et vas-y que j’te fais un « check » (traduction : se taper deux fois de suite dans la main, façon gangsters US) pour te remercier de ton article qui nous a fait grave kiffer. On vous laisse découvrir cette petite perle ici : megalopolismag.com
Merci donc au jeune journaliste (forcément) prometteur car (évidemment) conformiste qui, pour mieux connaître le Projet Apache, s’est offert l’espace d’un instant le frisson de sa vie pour son enquête de la mort… Une plongée dans le défilé FN du 1er mai, qualifié ici de « manif faf » (terme que l’on retrouve plutôt chez les amateurs de poses antifascistes que dans l’article d’un journaliste sérieux, mais passons …) pour tenter de débusquer un militant identitaire. Au passage, cela n’était pas gagné qu’il en trouve un… mais le reste de l’article a en effet prouvé qu’il n’avait qu’une connaissance parcellaire et particulièrement subjective de la chose.
A cette occasion, il a enfin pu mettre un visage sur les « bêtes immondes », qu’il combattait jusque là à grands coups de discussions enflammées au Café Jade de la Rue de Buci… mais là n’était pas l’essentiel. L’essentiel pour ce jeune homme « épris d’enquête de qualité » (ne riez pas) était d’aller questionner un militant du Projet Apache. Le premier constat est que l’apparente « agressivité ironique » du ton de son écrit dénote avec celui, plutôt timide et cordial, de l’entretien de visu avec le militant, vêtu pour l’occasion (détail important) d’un archéofuturiste « gilet à capuche ». C’est le métier qui rentre : plus facile de se défouler derrière son ordinateur qu’en face à face ?
Quant au contenu de l’article en question, nous dirons qu’il est plus partisan que méchant.
Si l’on notera que Megalopolismag apprécie visiblement le graphisme et l’esthétique de nos productions, les journalistes en herbe semblent en revanche regretter nos activités culturelles (peut-être pensent-ils en détenir le monopole ?) ainsi que notre look vestimentaire et comportemental « passe-partout » (ce qui signifie donc que nous sommes d’authentiques « fils à papa », pas comme à « Sciences Po » que chacun sait peuplé de fils de prolétaire). Des activités et profils il est vrai décevants pour qui s’évertue à nous faire passer pour des tarés d’extrême-droite. La critique la plus drôle reste celle de l’inaction. A les entendre, nous devrions plus nous montrer, et aller « differ » à des endroits chauds, hostiles. Ils veulent de la baston, de l’action, du fait divers à la sortie des facultés, façon années 60. Et si nous venions à organiser de telles manifestations – soit-dit en passant absolument inutiles et contreproductives – gageons que les mêmes individus seraient les premiers à hurler au retour des « fachos à la sortie des facs », voire à porter plainte à la première claque ou à la première paire de lunettes carrées qui vole…
Et « Megalopolismag » qu’est-ce que c’est au juste ?
On y découvre une initiative… « communautaire » (dixit le « qui sommes-nous ? ») fondée autour de la croyance en l’émergence du « Grand Paris ». Vague projet.
Et surtout on subit un contenu bien représentatif de cette génération de victimes dépressives et fragiles, qui oscillent politiquement entre le PS, le MODEM et les mouvements pseudo-écolos… que du rebelle. Des citadins gentils et doux rêveurs qui veulent faire de l’enraciné sur du déraciné, et se voilent la face devant la violence et la barbarie, faisant mine de penser que la métropole tentaculaire et cosmopolite d’Ile de France peut encore être le théâtre d’une vie harmonieuse et paisible. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil – à part bien évidemment ces ennemis faciles que constituent des « fachos » fantasmés et les « fils à papa » de l’ouest parisien, leurs équivalents de « droite ». Des pseudos « cools » anti-beaufs (comprendre anti-français) qui n’aiment le peuple que lorsqu’il est coloré, et qui ne se permettent d’être arrogants et insultants que face à d’autres jeunes blancs. Amateurs de kebabs et de 8-6°, de tags, de football depuis 1998 (avant, c’était un sport « de beaufs », aujourd’hui il semble même complètement tendance de se dire supporter du Red Star…), lecteurs de So Foot et de Tecknikart, constamment à la recherche d’un « underground » urbain et romantique, ils ont le mérite via leur blog et futur journal de cristalliser toute cette intelligentsia de gauche citadine bien pensante, trouvant son équivalent dans les villes « artis » que sont devenues Berlin et le East London. Ce qu’ils détestent le plus au monde : se prendre des claques par la racaille, devoir baisser les yeux devant ceux avec lesquels ils rêveraient d’un peu de complicité. Et pire encore, effrayés par la dureté du monde dans lequel ils évoluent, ils détestent que cela finisse par se savoir. Ils haïssent tous ceux qui pointent du doigt les vrais problèmes d’un Monde Moderne qu’ils font mine d’apprécier. Alors imaginez leur cauchemar devant une vidéo montrant un des leurs (jeune étudiant à Sciences Po.) se faire violenter et insulter sur fonds de racisme anti-blanc dans un bus RATP devant la France entière ! A Sochaux il y a l’usine Peugeot, à Paris on a l’usine à bobos. Et on l’appelle « Science Po ». De cette vérité l’on pourrait presque faire une chanson, d’un modeste article nous nous contentons.
Mais nous ne sommes ni rancuniers, ni sectaires. En commençant par ne pas vouloir aux autres ce dont nous pouvons souffrir aujourd’hui : sincèrement, nous leur souhaitons bon vent et liberté d’expression.
Enfin, comme déjà dit sur ce blog et aux personnes que nous rencontrons, nous savons tendre la main à ces jeunes qui peuvent changer, qui peuvent basculer dans l’action et le réalisme, quittant leurs lubies et paradis artificiels, pour adhérer aux vertus éternelles de l’Autre Jeunesse.
Cyriaque
















































Le 29 janvier 2010 à 15 h 16 min
clap,clap,clap
Le 29 janvier 2010 à 23 h 47 min
Bravo ! Surtout pour des gens de votre génération. Je n’ai recueilli qu’une seule faute (il manque un S à « fils de prolétaireS »). Vous êtes dans mes liens. Science-Po, usine à bobos. J’en connais un, qui à 65 ans, est encore PS.
Le 1 février 2010 à 17 h 49 min
Je suis fils de Turc et musulman (comme vous avez pu le constater lol), née à Paris il y à une trentaine d’années, j’ai grandis ici et je vis toujours ici.
Votre combat est totalement juste et légitime même si vous êtes contre l’entrée de la Turquie en Europe, vous n’êtes pas pour moi des soit disant « Facho » ou « Nazillons » lambda. Vous êtes simplement des jeunes vrais Français qui se battent pour leurs idéaux.
Cette gauche « bobo-cool-victime » me dégoute au plus haut point, ce sont les spécialistes de l’auto-flagellation victimaire, ils sont là à trouver des motifs partout. L’exemple des « jeunes » issue des cités qui soit-disant à cause de leurs condition de vie (qu’il créent eux mêmes de plus), se permettent se foutre le bordel en France ou d’agresser les Français (bien sur en nombre conséquent, jamais seul) est pourrie. Bien sur étant Turc moi même je peux avoir du recul sur ma communauté et je peux comprendre que cette même communauté gêne un peu même si bon en général les Turcs (ceux nées ici) ne sont pas des adeptes non plus de l’agression gratuite ou du vol (une honte chez nous). Etre de gauche est à la mode de nos jours, c’est également le mode de pensée conformiste et politiquement correct. Les Français ont le droit d’être fier de la France, ils ont le droit de dire « Vive la France! » sans passer pour des racistes. Dans tout les cas je suis fier d’être un fils d’immigré née en France, je suis fier également de cette culture française et même si chaque été je pars en Turquie, mon pays, LA FRANCE me manque.
Le 2 février 2010 à 4 h 00 min
Bel article!
Le 2 février 2010 à 16 h 52 min
Excellent !
Le 5 février 2010 à 13 h 04 min
@Grand Turc, je te félicite…je suis dans la même marginalité que toi et la même distance par rapport à un milieu (gay) que j’ai connu et que j’exècre ! (voir blog)
Le 5 février 2010 à 13 h 04 min
…et VIVE LA FRANCE !
Le 8 février 2010 à 23 h 09 min
Bonjour,
Je supporte une grande partie des valeurs que vous prétendez défendre. Je suis Français, né en France de parents Français issus des couches rurales et agricoles qui fondent notre beau pays. Ceci étant dit, je suis né à Paris, la capitale est ma ville, une passion, une fierté, sa devise est ma devise, son club est mon club.
Toutefois, il peut m’arriver de manger un kebab (très rarement il est vrai), de boire une 86 (plus souvent en effet). En ce qui concerne le football, je n’ai pas attendu 98 et la victoire de cette fameuse France Black Blanc Beur, mais le championnat de France 93/94. J’apprécie l’art urbain (comprenant le graffiti) et il m’arrive de lire Tecknikart.
Imaginez donc ma réaction lorsque je lis cet article (ici dans un site que je consulte régulièrement), qui me concerne directement (lire le paragraphe précédent. Je tiens de plu à ajouter que je porte des lunettes carrées…
Cet article est plein de mauvais a priori qui mélange les genres sans aucune réflexion. Comment peut-on mettre de telles idées bout à bout. Lire un journal tel que Tecknikart fais de toi un mauvais Français? Porter des lunettes carrées fais de toi un jeune bobo socialiste? Apprécier le graffiti et la culture qu’il représente fais de toi une racaille? User de tels propos me fais penser à une « chanson » de rap, « chantée » par un pseudo rappeur communiste.
Un article comme celui là ne fais que diviser les jeunes identitaires, identitaires selon la définition du dictionnaire Français et non selon la votre. Vous chercher à rentrer les gens dans des catégories selon un style vestimentaire ou un intérêt pour telles ou telles choses. Vous devez sûrement préférer une style commun et une pensée uniforme. Malheureusement aujourd’hui, la pensée qui prédomine est soit américaine, soit islamiste.
Pour conclure je trouve cela décevant de la part d’une association aussi engagée, engageante que la votre. Vous avez tout de même intérêt à fédérer la jeunesse parisienne autour d’idée défendant notre culture.
Je suis disponible pour débattre sur des actions, des idées favorisant la solidarité, l’union et l’action des parisiens engagés. Face à la situation de notre belle cité, nous devons nous unir et faire entendre nos idées.
Fluctuat Nec Mergitur
Le 9 février 2010 à 17 h 36 min
Perso je suis prêt à te rejoindre pour dénoncer l’américanisation de notre culture tout en adhérant au mouvement hip hop.
J’en profite au passage pour faire une cassedédi à ROHFF, jeune chanteur identitaire parisien.