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CR – Des USA à Areva

Categorie(s) : Chroniques, Formation, par WillyGan

CR - Des USA à ArevaDes Usa à Areva : petite histoire de la discrimination positive

Bousculons un peu la chronologie pour évoquer dans un premier temps deux exemples récents de cette discrimination positive, et nous nous pencherons ensuite sur le déroulement du phénomène dont ces exemples sont l’aboutissement.

Les deux exemples en question, c’est celui d’Areva, que vous connaissez bien puisque les identitaires se sont mobilisés sur ce sujet afin de faire savoir que les « mâles blancs européens » en avaient marre d’être traités comme des citoyens de seconde zone, et celui, qui est passé peut-être un peu plus inaperçu mais qui est pourtant tout aussi délirant et symptomatique, de la proposition de loi, présentée par Jean François Copé, pour imposer un minimum de 40 pour cent de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises.

Ce projet de loi est révélateur non pas une volonté d’égalité mais une volonté d’unicité, d’indifférenciation des sexes. L’idée sur laquelle repose cette proposition de loi est que les hommes est les femmes ne sont pas égaux, mais sont interchangeables, c’est à dire qu’il n’y a aucune différence d’aptitudes, de goûts, d’intérêts, d’envies… etc entre hommes et femmes et donc que tout écart comptable de représentation es femmes dans tel ou tel métier ne peut résulter que de facteurs discriminatoires imposés de l’extérieur aux femmes.

Or ce présupposé idéologique d’indifférenciation (qui se rattache à tout le discours « du genre » qui voudrait une seule l’éducation détermine les différences entre un homme et une femme) est totalement contredit par la réalité.

C‘est vrai qu’il y a plus d’hommes que de femmes chez Aréva ; c’est vrai qu’il y a beaucoup plus d’ingénieurs hommes que d’ingénieurs femmes à Aréva. Pour une raison simple : les écoles d’ingénieurs attirent davantage les hommes que les femmes et les hommes sont beaucoup plus nombreux que les femmes à y entrer.

A Polytechnique, pour le concours 2007 (voie 1), 86% des admis furent des hommes. Les mêmes écarts se retrouvent à Normale Sciences et dans la quasi-totalité des écoles d’ingénieurs. Ainsi c’est une très large majorité de garçons qui fréquentent l’EPF, l’école polytechnique… féminine. Or ces concours sont des concours objectifs.

Au demeurant ces résultats ne sont pas surprenants.

En mars 2007 la « direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance » du Ministère de l’éducation nationale (MEN) a publié une étude ainsi intitulée : « Filles et garçons à l’école sur le chemin de l’égalité ». Le titre de la brochure annonce la couleur : « idéologiquement conforme » mais le contenu de la brochure est radicalement différent. Deux faits ressortent :

- Les filles sont, à tout âge, globalement meilleures élèves que les garçons : passage dans les classes supérieures, taux de réussite aux examens, études plus longues, meilleure maîtrise de la lecture, etc.
- Il n’y a que deux domaines où les garçons dépassent les filles : à l’entrée au CE 2 comme à l’entrée en sixième, les garçons réussissent mieux que les filles aux items de mathématiques et, du cours préparatoire à la sixième, ils progressent davantage que ces dernières (alors que c’est l’inverse pour le français). Ce phénomène, qui est observé dans tous les pays d’Europe, constitue une base objective à l’orientation ultérieure d’un plus grand nombre de garçons vers les mathématiques. De même, s’agissant de l’obtention des mentions bien et très bien au baccalauréat les garçons réussissent mieux que les filles dans les séries pro et les séries technologiques. Là aussi cela constitue une base objective à leur orientation préférentielle vers ces filières. Évidemment cela ne va pas dans le sens de la « parité » chez Areva.

Dans d’autres domaines ce sont d’ailleurs les filles qui écrasent les garçons : au prestigieux concours lettres de l’École normale supérieure (ENS), à la session 2007, 75% des admis étaient des femmes ; en 2006, pour le premier concours de la magistrature, 82% de nos futurs juges étaient des magistrates.

Autre exemple : Le placement en détention concerne trente fois moins de femmes que d’hommes.

En 2006, selon le Quid, la population pénale française ne comportait que 3,7% de femmes. Difficile de croire – même en formulant l’hypothèse d’une plus grande indulgence relative des juges – que les hommes et les femmes n’ont pas un comportement radicalement différent au regard de la violence et du respect de la loi. Il est d’ailleurs intéressant de constater que dans ce domaine on s’éloigne de plus en plus de la parité puisque le pourcentage des femmes détenues par rapport au total des détenus a constamment baissé, passant de 20% entre 1855 et 1860 à 12% en 1912 et 5% en 1958.

Va-t-il falloir également imposer la parité dans ce domaine, au nom de l’indifférenciation des sexes ?

Passons maintenant à la question de la « discrimination positive » en faveur des minorités ethniques qui est sensé apporter de la diversité. Mais de quelle diversité parlons-nous ?
Quelle « diversité » à apporter la présence de Monsieur Harry Roselmack au journal télévisé ? Quel changement dans le traitement de l’information ? Quelle modification de l’angle de traitement, du choix des sujets ? Rigoureusement aucune…
Quelle « diversité » apporte le fait de remplacer des gens du sérails par d’autres gens du sérail (même écoles, mêmes milieu social..) par d’autres gens du sérail simplement d’une « couleur » différente ? Absolument aucune.
Il ne s’agit pas de « diversité » mais de « coloriage », et derrière cette pratique démagogique, c’est toujours la même hyper-classe économique qui tire les ficelles.
Une réelle « diversité », utile et productive, serait par exemple, d’avoir des fils de paysans, des artisans, des agriculteurs, des ouvriers, des petits employés dans les assemblées législatives française. Mais cette « diversité » là, curieusement, personne ne la réclame. On lui préfère le « coloriage » qui ne change strictement rien au fonctionnement et aux bénéficiaires du système.

L’origine historico-politique de la discrimination positive :

Brève histoire de l’affirmative action aux États-Unis.
Tout commence avec la loi du 2 juillet 1964 relative aux droits civils. Le titre VII prescrit l’établissement de traitements différentiés à l’embauche et lors de l’évolution de la carrière fondés sur la race, de la couleur (ce qui doit être distingué, donc, de la race), le sexe, l’origine religieuse ou nationale. Ce sont dans les sanctions que l’on voit intervenir l’emploi du terme affirmative action. En effet, il est fait devoir au juge qui constate une telle discrimination de prendre toute « affirmative action » appropriée pour y remédier. Il s’agit en l’occurrence d’ordonner la réintégration ou le recrutement de la victime de la discrimination. Dès l’origine donc, l’affirmative action se présente comme une mesure de réparation, ou de remède à une situation défavorable. Mais elle a également pour fin d’éviter que la situation ne se reproduise ; d’où une série de pouvoirs conférés au juge.

Déjà on peut noter que l’exportation de ce principe, basée sur la différenciation, dans un pays comme la France qui nie par ailleurs l’existence de ces « races » est une étrange contorsion intellectuelle.

Rupture de l’égalité, refus de la méritocratie : l’échec de la discrimination positive

C’est d’abord une rupture avec l’idée universaliste puisqu’avec la discrimination positive l’individu n’est plus seulement défini par lui-même mais par son appartenance à un groupe et que c’est cette appartenance qui lui donne des droits spécifiques.

C’est aussi une rupture avec la méritocratie puisqu’avec la discrimination positive on ne juge plus selon les capacités individuelles mais selon l’appartenance à une communauté.

C’est enfin une rupture avec le principe d’égalité et une injustice profonde.

Une injustice, d’abord, pour ceux des membres des « minorités visibles » qui s’imposent par leurs capacités personnelles à travers les concours ou la réussite professionnelle et qui risquent d’être mis sur le même plan que ceux qui obtiennent un bon statut grâce à une appartenance collective ; ainsi ce que ces hommes et ces femmes doivent à leurs mérites, une opinion mal informée risque de l’imputer aux « quotas ».

C’est aussi une injustice pour les membres des majorités car la discrimination positive pour les « minorités visibles », c’est une discrimination négative pour les « majorités silencieuses ». Lorsqu’il y a des « citoyens plus », il y a forcément des « citoyens moins ».

A un double titre : lorsque l’accès à certaines fonctions est facilité pour les « minorités visibles », il est par contrecoup rendu plus difficile pour les représentants des majorités qui ont donc un handicap. En revanche, dans les secteurs commerciaux ou de services, dans les domaines culturel ou professionnel où il peut arriver, comme c’est naturel, que ces mêmes membres des majorités soient sous-représentés, aucune mesure de discrimination positive n’est prévue à leur intention.

Ainsi pour les majorités, la discrimination positive c’est un jeu perdant/perdant.

C’est ce qui explique que la discrimination positive a été démantelée dans certains États américains à la suite de référendums populaires… au moment où l’opinion dirigeante française et la classe politique s’y rallient, illustrant à merveille ce que Samuel Huntington appelle la « démocratie non représentative ».

Pierre Chatov

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La mixité obligatoire

En sus de la discrimination positive, qui vise à pacifier les populations d’origine immigrées en leur offrant l’accès à des postes en entreprises au détriment des français de souche, le gouvernement a recours de plus en plus massivement à des mesures de mixité dans l’espoir que les interactions contribueront à apaiser tout le monde. A terme, l’objectif est surtout de favoriser le métissage afin d’étouffer toute velléité communautaire. Si de telles mesures ne vont pas systématiquement à l’encontre de la volonté du peuple, elles cherchent toujours, à grands coup d’aides publiques, à contrer l’évolution naturelle du cours des choses.

1) La mixité d’hier à aujourd’hui

La France a toujours entretenu une tradition d’anti-communautarisme. Pas un seul parti dans ce pays n’oserait cautionner le repli communautaire. Cela découle du caractère jacobin de la République française. En effet, outre son centralisme géographique, la république s’applique à éliminer les communautés, c’est-à-dire n’importe quel groupement humain, échelon intermédiaire entre le citoyen et l’état, afin d’assoir son emprise sur ses citoyens.
A contrario, les pays anglo-saxons qui appliquent des politiques moins directives sont souvent des pays fortement communautarisés. Preuve s’il en faut que la nature humaine est plutôt tournée vers repli que le mélange.
Cependant, malgré tous les efforts gouvernementaux, la France connaît également une forte montée du communautarisme. Pire, on observe petit à petit, une véritable balkanisation de la société française, nourrie par la rancœur des immigrés envers les blancs entretenue par le discours victimaire de la gauche.
Face à la flagrance du ce phénomène les gouvernements, surtout ceux de droite un peu plus lucides mais non moins hypocrites que ceux de gauches, sont bien obligés de reconnaitre que c’est avant tout pour éviter le pourrissement d’une telle situation que toutes ces politiques de mixité sont déployées. Ce changement dialectique est particulièrement manifeste dans la bouche de Yazid Sabeg ou de Nicolas Sarkozy dans son discours de Palaiseau.
D’une idée de la mixité originellement présentée, de façon positive, comme l’accomplissement de l’idéal républicain, on vire petit à petit vers l’idée qu’il s’agit là d’un pis-aller, un palliatif dérisoire mais nécessaire pour éviter l’explosion.

2) Liste non exhaustive des mesures visant à favoriser la mixité (On remarquera que cela affecte de nombreux domaines)

Habitat
Loi d’orientation pour la ville (13 juillet 1991) : Instaure la volonté d’une politique de mixité dans le logement. Cette mixité se veut sociale mais dissimule mal son caractère raciale : on observe en effet que les quartiers cibles des politiques de la ville sont le plus fréquemment des quartiers sensibles à forte proportion d’immigrés, dont les populations sont inciter à se répartir ailleurs.
La loi de solidarité et rénovation urbaine (13 décembre 2000) : instaure le quota de 20% de logements sociaux dans les villes de plus de 3500 habitants. En Ile-de-France, 44% des communes ne respectent pas cette loi.
Ecole
Etablissement de la carte scolaire (1963) : la carte scolaire est créée afin de favoriser la mixité sociale, le découpage en zones d’affectation est étudié pour permettre plus de brassage. Mais à cause des dérogations, ainsi que de la hausse des prix immobiliers dans les zones dépendant de bons établissements scolaires, la carte scolaire ne remplit pas ses objectifs. Elle est supprimée en 2007 par Xavier Darcos, suite à une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy.
Le Busing est une pratique venant des USA consistant à affréter des bus dans le but de disperser les élèves d’écoles sensibles dans les établissements alentours plus favorisés. Une première expérimentation avait eu lieu a Bergerac en 1996. La population, dans un premier temps réticente, s’était par la suite accoutumée à cette pratique. Mais de l’avis de tous, cela n’est pas applicable partout, il faut que certaines conditions soient réunies. François Fillon envisage de mener une cinquantaine d’expériences de ce type en banlieue parisienne.
En entreprise
La discrimination positive, qui se présente toujours comme une mesure visant à rétablir la justice à l’embauche afin de permettre aux membres des minorités ethniques de gagner leur vie, est également un très bon moyen de faciliter la mixité en entreprise.
La charte de la diversité, lancée en 2006 par Claude Bébéar a pour mission de promouvoir la diversité. 2500 entreprises ont signé cette charte, dont de nombreux poids-lourds du CAC40. Cette constatation laisse songeur quant aux affirmations de certains qui prétendent que les grandes entreprises discriminent massivement.
Les pouvoirs publics encouragent cela, notamment en réservant les marchés publics aux entreprises faisant la promotion de la diversité au sein de leur personnel.
Lieux de vie
Le testing, qui consiste à présenter des clients d’origines différentes à l’entrée des établissements de nuit pour relever des différences de traitement, est reconnu par les tribunaux français bien qu’étant une pratique déloyale.
On pourrait également évoquer tous les efforts réalisés pour augmenter la visibilité des minorités ethniques dans les médias. C’est, au même titre que la mixité, un des moyens employés afin d’imposer irréversiblement l’idée que la France est devenue multiraciale.

3) Conséquences et analyse

Si les français de souche rejettent massivement l’arrivée d’immigrés potentiellement criminogène dans leur cadre de vie, il ne faut pas se leurrer : c’est avant tout la délinquance et l’insécurité qu’ils fuient. Mais la mixité ethnique, si elle ne s’accompagne pas de pression sur leur mode de vie, ne les dérange pas foncièrement.
Et c’est là tout le problème. Car s’il n’est pas malsain d’avoir des échanges avec des personnes d’origine extra-européenne, pour tout européen non éveillé et sensibilisé à la valeur de l’identité, cette mixité peut se traduire par du métissage, des couples mixtes, des conversions ou simplement un oubli de sa culture originelle.
Sans même émettre de jugement moral sur un tel laisser-aller, dont le caractère condamnable reste, qu’on le veuille ou non, éminemment subjectif ; on se doit de constater que ce phénomène constitue une menace terriblement nocive pour notre identité. On parle souvent de la substitution de notre peuple par les masses d’immigrés, souvent clandestins, qui débarquent tous les jours en Europe. Mais peu du risque de dilution encouru par l’immixtion dans notre peuple des immigrés présents en France depuis longtemps et dont le mode de vie est devenu compatible avec le notre.
De plus, si le métissage a toujours marginalement existé, celui que nous observons aujourd’hui est clairement le fruit d’une volonté politique, servie par un matraquage médiatique incessant. Tous ces éléments indiquent que notre devoir en tant qu’identitaires est de lutter contre ces politiques. Car il ne faut pas perdre de vue que le projet de société multiraciale composée d’individus vidés de toute substance culturelle et anesthésier par le mirage de la consommation, en bref le cauchemar de tous militant identitaire, reste possible.

Louis Brequin

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