Une critique de “District 9″
Categorie(s) : Chroniques, par WillyGan

L’idée première du film est originale, on a vu la terre, ou plutôt, les États-Unis, se faire attaquer par des êtres peu esthétiques animés d’une haine (raciale ?) inexplicable pour les terriens qui ne leur avaient rien fait ; ou alors des envahisseurs thaumaturges phosphorescents aux courbes design, et au messages pacifistes souvent mal interprétés. Et bien dans District 9, les extraterrestres ne viennent ni en paix, ni en guerre, mais simplement en tant que naufragés cosmiques.
Méfions nous des interprétations hâtives, certains, et c’était à prévoir, on vu dans cette histoire de ghetto extraterrestre en plein cœur de Johannesburg, je vous le donne en mile, une critique de l’apartheid… Si l’Afrique du Sud a connu l’apartheid, elle connait aussi, comme bon nombre de pays développés, son flot de réfugiés, immigrés, ce qui correspond plus à l’histoire du film. Pourquoi à Johannesburg, puisque généralement les OVNI débarquent aux États-Unis ? Tout simplement parce que ces derniers atterrissent généralement dans le pays du réalisateur et que Neill Blomkamp (réalisateur) est Sud-Africain !
Rien ne sert d’interpréter, il suffit simplement de voir ce qu’il se passe dans le film. Sans aller plus loin que le bout de son nez, on constate aisément que le million d’aliens débarqués subitement dérange, leurs nombre et leurs origine n’a pas permis l’intégration à la société Johannesbougeoise. La mafia nigérienne prend possession du ghetto et organise le trafic d’arme, de nourriture, et la prostitution, ce qui augmente la criminalité dans cette zone déjà peu recommandable.
Ce n’est évidemment pas le gouvernement sud-africain qui se voit confier le problème, mais la Multi-National United (MNU), avec ses bureaucrates, ses véhicules blindés peints en blanc et ses mercenaires chargé des basses besognes (mas où Neill est-il allé chercher ça ?!). Si ce film critique quelque chose, c’est bien le merdier qu’engendre ce genre de situation au sein d’un État, comme l’a dit Blomkamp, “si vous voulez voir Paris dans 60 ans, allez à Johannesburg” !
N’allons pas plus loin, au risque de rentrer dans une étude socilologico-philosophique d’un film d’action dans lequel les têtes explosent régulièrement, où l’hémoglobine et autre plasma douteux giclent sur la caméra, et produit par un néo-zélandais spécialiste des films d’horreur…
Un scénario original, des effets spéciaux impressionnant, qui, alliés à des jeux d’images entre reportage TV, caméra à l’épaule, télé-surveillance, donnent autant à s’amuser qu’à réfléchir.
Bande annonce :












































