Paris by night
Categorie(s) : Chroniques, par WillyGan

Si vous êtes joueur, essayez en petit nombre une nuit complète des festivités du 14 juillet. Si vous désirez du rab, il vous reste les joies d’un nouvel an sur les Champs-Elysées, la bonne humeur d’une fête de la musique ou de la foire du trône à Pantruche, l’esprit bon enfant d’une manifestation lycéenne ou l’euphorie dans les rues de Paname suite à une victoire importante de l’EDF de football ou du PSG.
Eh oh, réveillez-vous. Vous habitez Paris et vous êtes en 2009. Parfois l’ivresse de la fête s’accompagne d’une bonne gueule de bois.
Agressions sexuelles lors d’un bal, dépouilles à grande échelle sur la plus belle avenue du monde, violence mécanique sur fond de Manu Chao, ratonnades anti-blanches lors de la crise étudiante annuelle ou tabassages en règle de footix peinturlurés.
Aussi sûr qu’un président élu sur une politique de droite fera une politique de gauche, vous aurez du fait divers sordide un lendemain d’évènement populaire parisien. Oh cela ne doit pas être si important puisque l’on en parle du bout des lèvres. Les médias font le service minimum ou taisent pudiquement la chose. Et la prochaine fois, il y aura une autre tournée pour tous les bulots qui n’auraient pas compris.
Plus une seule fête pouvant réunir le peuple de Paris sans que les vautours viennent lorgner un bout de barbaque. C’est systématique mamie turlutte. La racaille est toujours au rendez-vous. Il ne faut pas oublier l’importance fondamentale de ces évènements pour le « vivre-ensemble » parisien. De tous temps, ils ont servi à souder le peuple. Si on se créé des souvenirs communs, on voudra d’autant plus partager un destin commun. Ces évènements participent fortement du lien social.
Oui mais voilà, faire parti d’une communauté charnelle, avoir des liens sociaux, c’est autant de contre-pouvoirs gênants pour une république devenue totalitaire. Alors celle-ci détruit tout sur son passage. Il ne doit rester que le pouvoir d’un État tout puissant face à des citoyens seuls et sans défense. On a d’abord essayé de supprimer une bonne partie de ces évènements. Plus de carnaval du bœuf-gras parisien, plus de descente de la courtille, plus de mardi-gras, plus de processions religieuses. Tout cela ce sont des traditions dépassées, c’est has-been ou réactionnaire. On tranche, on a plus d’argent pour ces niaiseries.
Il restait cependant quelques irréductibles fêtes populaires. Il fallait trouver une parade. Grâce à la racaille, c’est gagné ! La racaille est le coin enfoncé par la hache libérale. Plus de fête tranquille. Le peuple est atomisé. Les fêtes ne sont plus populaires, elles sont privatisées. Réservées à une élite capable de s’offrir des caprices sécurisés à l’abri des barbares, grâce à l’argent gagné sur le dos du peuple devenu esclave. Pour les non VIPs, il reste les urgences et le comico ouverts toute la nuit. « Et on fait fourner les ferffiettes »… délestés de quelques dents, portables et baladeurs mp3.
Frédéric













































Le 15 juillet 2009 à 15 h 37 min
Très bon texte. Tristement vrai.
Le 15 juillet 2009 à 22 h 48 min
Cessez de dire, il faut agir !!! , on n’est tous conscient des ces problèmes ! ! ! pour une France 100% française qui crie la marseillaise, non qui la siffle
Le 15 juillet 2009 à 23 h 16 min
Si vous regardez plus bas sur ce site vous verrez que nous essayons d’agir concrètement à notre échelle contre la racaille. Les textes ne sont là que pour faire le point de temps en temps sur la réalité du quotidien vécu par les Européens de souche…
Le 16 juillet 2009 à 12 h 51 min
Montre l’exemple, jerem le champion.