“Sale Blanc !” : l’insulte qui ne fait réagir personne
Categorie(s) : Chroniques, par WillyGan
Le média en ligne BondyBlog – créé lors des émeutes ethniques de novembre 2005 – a « pour vocation de raconter la France de la diversité et d’être la voix des quartiers dans les débats qui animent la société française », selon la présentation qui en est faite dans Wikipedia. Pour la plupart, « ses journalistes sont des représentants de la diversité française et résident en Seine-Saint-Denis ».
Nous reproduisons ci-dessous l’article intitulé “Sale Blanc” : l’insulte qui ne fait réagir personne que BondyBlog publie ce matin. Cet article, signé Idriss K, traite avec une liberté de ton qu’on aimerait connaître dans les médias mainstream de la question du racisme anti-Blanc.
A noter les réactions – non censurées – d’internautes qui dénoncent le « discours biaisé » du système au sujet de la « colonisation », et mettent l’accent sur la peur qui est le lot quotidien de ces petits Blancs désormais largement minoritaires dans certaines banlieues, et qui explique – plus qu’une « mauvaise conscience d’ancien colonisateur » par ailleurs largement entretenue par les médias collabos – leur absence de réaction face à des propos racistes visant l’un des leurs. Ces mêmes réflexes de survie expliquent également les phénomènes d’identification culturelle d’un nombre croissant de jeunes Blancs qui adoptent les modes vestimentaires, la démarche, le vocabulaire, la musique, voire la religion, de l’envahisseur
L’article du Bondy Blog :
« Sale Blanc » : l’insulte qui ne fait réagir personne
Les Noirs ou les Arabes ne sont pas les seules victimes de racisme ou de discriminations à l’embauche. Idriss fournit des exemples.
« Sale Arabe », « sale Noir » sont des insultes racistes que nous avons presque tous déjà entendues. Propos à chaque fois inadmissibles. « Sale Blanc », ou « sale Babtou », ça existe aussi, mais j’ai l’impression que nous accordons moins d’importance à ce racisme dirigé contre le visage pâle. J’ai assisté il y a peu à une scène visant un Blanc dans le métro parisien. Ça s’est passé sur la ligne 2, beaucoup de monde se bousculait près des portes. C’était le rush. Petits coups d’épaule : tous les moyens sont bons pour se frayer un chemin et s’offrir un collé-serré avec quelques inconnues. Avec beaucoup de chance, j’avais réussi à me dégoter une place VIP dans les places à quatre, fauteuil en simili.
Soudain, les esprits s’échauffent. Au milieu de quelques mots un peu chauds, j’entends « sale Blanc », mais l’insulte ne provoque aucune réaction chez les voyageurs. A cet instant, je me dis que les Blancs aussi sont victimes de racisme, mais combien parmi eux iront porter plainte ? Si l’insulte avait visé un Africain, un Asiatique, un Arabe, la réaction des personnes présentes dans le wagon, d’une partie d’entre elles, du moins, aurait sûrement été immédiate et virulente à l’encontre de son auteur. Alors que pour « sale Blanc », rien.
Cette inertie est peut-être due au sentiment de culpabilité que ressent l’homme blanc face à son passé colonisateur.
Mais c’est oublier le « Françaouis » qui vit dans les cités et qui doit se démener pour s’intégrer dans une communauté qui n’est pas la sienne. Le film « Il était une fois dans l’Oued », avec Julien Courbé, Petit-Blanc plus rebeu que les Rebeus, illustre bien ce phénomène d’identification quasi totale du Blanc des cités à son milieu environnant.
Aujourd’hui, en France, il n’y a pas que les Beurs et les Blacks qui ont le privilège d’être discriminés. Nicolas, 21 ans, dans sa recherche d’entreprises pour un BTS alternance, a été pénalisé à cause de sa couleur trop pâle. Vous avez bien entendu, Nicolas est blanc et de ce fait, il s’est vu refuser un stage de vendeur.
La raison officielle, c’est qu’il « manque de maturité ». Officieusement, rien de tel. Quelques jours plus tard, il apprenait qu’il n’avait pas été accepté à ce fameux stage parce qu’il n’était pas assez bronzé : il n’aurait pas les épaules pour affronter la clientèle exclusivement banlieusarde. C’est pour nous l’occasion de constater que les victimes du racisme ne sont pas que noires ou arabes, mais blanches aussi. Pour une fois que nous sommes tous égaux…
Idriss K














































Le 28 mai 2009 à 12 h 37 min
« Nicolas, 21 ans, dans sa recherche d’entreprises pour un BTS alternance, a été pénalisé à cause de sa couleur trop pâle. Vous avez bien entendu, Nicolas est blanc et de ce fait, il s’est vu refuser un stage de vendeur.
La raison officielle, c’est qu’il « manque de maturité ». Officieusement, rien de tel. Quelques jours plus tard, il apprenait qu’il n’avait pas été accepté à ce fameux stage parce qu’il n’était pas assez bronzé : il n’aurait pas les épaules pour affronter la clientèle exclusivement banlieusarde. C’est pour nous l’occasion de constater que les victimes du racisme ne sont pas que noires ou arabes, mais blanches aussi. Pour une fois que nous sommes tous égaux… »
Vous devriez poster votre opinion sur le Bondy Blog et tenter éventuellement (même si je pense que ce ne sera pas évident) de contacter le dit Nicolas.
Le 29 mai 2009 à 21 h 10 min
j’aime ce site, de bonnes études sont faîtes , c’est sérieux et ça sort des tripes. Je repasserai
Le 3 juin 2009 à 21 h 38 min
continuez les études! Il faut montrer aux français que nous sommes en réel danger
Le 5 juin 2009 à 22 h 56 min
http://reinformation.e-monsite.com nouveau site de reinformation