Assis !
Categorie(s) : Chroniques, par Augustin
Je n’en peux plus… Je n’en peux plus des Sean Penn, des « Welcome », des larmes poisseuses déversées à jets continus par des pleureuses en smoking sur les kurdes, les pédés, les banlieusards mongoliens … La morgue totalitaire de ces tenants du parti du Bien, leurs injonctions de plus en péremptoires (délirante et haineuse intervention de Penn aux Oscars, procureur implacable de l’imposition du Bien universel), leur suffisance dégoulinante s’étalent chaque jour avec davantage d’agressivité.
Strass, paillettes et bonne conscience dénonciatrice. Faites entrer l’accusé populo qui n’a pas encore tout bien compris !
Pour que l’on accorde au moins le bénéfice de la sincérité à leur humanisme démonstratif et envahissant, il faudrait qu’une fois, une toute petite fois, l’un de ces connards donneurs de leçons se penche sur le calvaire d’une petite française victime d’un viol collectif en Seine Saint Denis, sur « le travail de deuil » de parents dont le fils a été poignardé pour une cigarette ou un regard, sur les « problématiques sociales » d’une famille de prolos d’Argenteuil s’entassant à 5 dans un deux pièces dans l’attente de l’attribution d’un HLM que l’on réserve prioritairement au relogement de maliens clandestins, sur ces personnes âgés condamnées, après une vie de labeur, à survivre dans la peur et les yeux baissés au cœur de cités colonisés par de nouveaux barbares, ou sur l’horreur vécue par un père attendant un RER dans lequel sa fille gît morte et ensanglantée, ou bien encore sur ce gamin crevant d’une infection mal soignée dans un taudis de Moroni parce que tous les médecins comoriens exercent en Ile de France grâce à l’aide empressée des organisations gauchistes…
Bien sûr cela n’arrivera jamais. Car ces gargouilles pérorantes ne sont nullement des âmes compatissantes et charitables, mais simplement des petits commissaires politiques aux ordres de l’air du temps, les collabos du pouvoir moral, les pétainistes de la Révolution Mondiale…
Il y aurait pourtant là riche matière à mélo, à « film coup de poing », à « œuvre courageuse et engagée » et à « fable sociale », genres tant appréciés de la critique Rive-gauche…
Alors qu’attendent donc Sean Penn et ses clones pour « s’asseoir et réfléchir à leur grande honte » de n’avoir qu’une vision partiale et idéologique du malheur de la souffrance humaine ?
« Il est grand temps que tout le monde ait les mêmes droits. » Chiche !
Source : EA













































Le 16 mars 2009 à 21 h 13 min
Je cherche encore le rapport entre un acteur qui joue dans “Milk” et un viol collectif dans le 93 (ça marche aussi si c’est dans un autre département, ou non ?).
Auriez-vous zappé que les plus homophobes sont les mêmes tenants les plus durs de religions qui dénient les droits aux femmes ? Allez plutôt chercher de ce côté-là si vous cherchez des collabos du pouvoir moral.
Quelle ironie que cet article qui mélange tout et n’importe quoi parle de “vision partiale et idéologique du malheur de la souffrance humaine” : ce n’est plus un poutre qu’a le rédacteur dans l’oeil mais une obélisque.
Ca explique sans doute, qu’aveuglé par son idéologie, il ait vu de la haine dans l’intervention de Sean Penn.
Je ne partage pas les idées de ce blog, mais bon chacun pense ce qu’il veut, et je comprends des actions comme celle du resto “Chez Papa”.
Par contre, ce genre d’article que je commente : quel intérêt ?
Le 17 mars 2009 à 9 h 46 min
Puisque vous ne comprenez pas, on va vous expliquer:
Le problème soulevé par ce texte n’est pas celui de l’homophobie (qui comme toute “phobie” , si elle est réelle et non simplement supposée par un adversaire, est une tare psychologique) mais de “l’humanisme à sens unique”, de la volonté de faire “pleurer margot” toujours et sytématiquement sur les mêmes minorités, sans jamais se préoccuper d’autres victimes, parce qu’elles ne sont pas “tendance” ni dans l’air du temps…
Par ailleurs un film comme “Milk” et surtout le discours de Penn qui l’accompagne ont une visée idéologique que l’on peut (encore pour le moment) se permettre de critiquer et qui consiste à créer un amalagme inepte et malhonnête entre les actuels opposants à l’adoption par des homosexuels et les connards haineux qui persécutaient, tabassaient ou assassinaient des homos dans les années 70…
Le 17 mars 2009 à 14 h 10 min
C’est exactement ce que fait cette “chronique” (…) en parlant d’”une petite française victime d’un viol collectif en Seine Saint Denis” ; le viol, c’est partout et tout le temps, dans tous les milieux. Mais cet article ne parle que d’UN type de victime.
Ok sur le fait que tout à chacun peut critiquer et qu’on peut être contre l’adoption par des homosexuels sans vouloir tous les éliminer.
Par contre, pas d’accord sur la volonté du film de vouloir créer un amalgame : il relate des faits passés et montrés comme tels, le contexte historique n’est pas occulté.
Mais bon, c’est le propre du cinéma que le spectateur y mette son interprétation perso…
Le 17 mars 2009 à 15 h 54 min
Oui cette chronique ne parle en effet que d’un type de victimes: celles sur lesquelles le show bizz ne pleurniche jamais et sur les souffrances desquelles on ne fait (curieusement) jamais de film.
C’est simplement pour souligner l’inégalité de traitement par des gens qui font des hiéarchies entre les victimes.
C’est léquité qui est réclamée ici, pas l’inversion des conformismes.
Sinon, quand Penn fustige les salopards qui ont osé voté contre le mariage homo lorsqu’il reçoit l’oscar pour le film en question, il ne fait pas d’amalgame? Il n’utilse pas la tribune que lui offre le film pour faire de la politique actuelle? Vous plaisantez ou vous êtes simplement de mauvaise foi?
Le 17 mars 2009 à 22 h 15 min
Ok, exemple : une “petite française victime d’un viol collectif”: voir le film “Vivante” de Sandrine Ray (sorti il y a environ une dizaine d’années) ; enfin, peut-être n’est-ce pas assez spécifique pour vous ?
Ben non, je persiste, Penn n’amalgame pas les anti mariage gays avec des casseurs de pd qui rêvent de voir tous les homos brûler en enfer.
Mais bon, on pourrait ergoter là-dessus pendant 50 messages, on voit pas la même chose, pas grave.
Oui, il utilise la tribune offerte par le film pour rebondir sur la politique actuelle, bien d’accord ; mais c’est un problème ? C’est un film qui parle de politique et d’homosexualité : il est pas hors sujet ! Heureusement que le ciné peut être une tribune pour aborder des sujets politiques.
Pour la dernière question : deux fois non.
Le 24 mars 2009 à 3 h 24 min
belle lettre